Un climatosceptique préside le conseil ‘Environnement’ de l’Union

Tous les pays membres de l’Union Européenne ont la responsabilité de présider le Conseil de l’Union Européenne pendant six mois, en suivant un calendrier de rotation.  Les ministres nationaux deviennent donc les présidents des conseils correspondants au niveau Européen. Pendant les 6 premiers mois de cette année, c’est le tour de la Bulgarie. Le ministre bulgare de l’Environnement préside donc le conseil ‘Environnement’ de l’Union Européenne. Petit problème: il ne croit pas à la science du changement climatique.

En tant que président du Conseil des ministres de l’Environnement, Neno Dimov aura le pouvoir de diriger des décisions importantes au cours de son service de six mois. Lors d’une vidéo publiée en 2015, M. Dimov décrit son opinion sur la science du changement climatique. Il exprime ses doutes face aux faits scientifiques bien documentés, tels que l’élévation du niveau de la mer. Il est méfiant par rapport à l’impact humain dans le cadre du réchauffement que nous observons, il l’attribue à ‘l’activité solaire’.  Il décrit le réchauffement climatique comme une fraude et refuse d’accepter la science liée à l’impact des gaz à effets de serre sur le climat. Il minimise également l’impact potentiel que la politique européenne de réduction des émissions aurait.  Vers la fin de la vidéo il argumente que le combat avec le changement climatique est trop coûteux et entraînera une perte de liberté.  Ses propos nous rappellent le discours de Trump…

Ses positions scandaleuses ont provoqué la colère des environnementalistes bulgares et européens, ainsi que la méfiance de beaucoup de députés du Parlement européen qui lui ont demandé de clarifier ses propos. M. Dimov a refusé de discuter de ses opinions personnels sur le changement climatique et il a essayé de rassurer tout le monde en disant qu’il existe un ‘consensus politique’ sur la question au sein de l’UE en matière de changement climatique et qu’il compte ‘garder ce consensus vivant’.

Ce qui est rassurant, c’est que ce genre de discours perdent toute crédibilité. Les citoyens sont en train de devenir de mieux en mieux informés et de moins en moins tolérants face aux propos qui nient la science et qui mettent en péril l’avenir de l’humanité. M. Dimov parle de ‘consensus politique’ , même si dans le cadre du changement climatique il s’agit avant tout d’un consensus scientifique indéniable. Par contre, des politiciens cherchent à remettre en cause les découvertes scientifiques afin de ralentir le progrès des politiques environnementales qui sont incompatibles avec certains intérêts économiques.

Le ministre est actuellement impliqué dans une controverse nationale, liée à sa décision d’ouvrir des zones naturelles protégées au développement. Le projet vise à construire une grande station de ski dans la montagne Pirin qui fait partie du patrimoine mondiale de l’UNESCO.

Sources : forbes  independent

 

 

 

 

Aleks Evtimov

Blogueur. Créateur de www.veganews.eu

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