Nos ancêtres ont mangé de la viande et ça doit continuer ainsi

Quel est le rôle de la viande dans notre évolution?

Nous savons que le trait qui nous distingue le plus du reste des animaux sur Terre est la capacité et complexité de notre cerveau. Comprendre comment et pourquoi nous avons évolué ces gros cerveaux est l’un des problèmes les plus énigmatiques de l’étude de l’évolution humaine. Le cerveau humain a grandi avec une vitesse spectaculaire, incomparable avec la vitesse d’évolution de n’importe quel autre organe. Nous ne sommes pas sûrs de la cause qui a déclenché ce processus, mais nous savons que ce développement serait impossible sans une augmentation des nutriments qui nous étaient disponibles. J’ai souvent entendu la théorie selon laquelle c’est le fait de consommer de la viande qui a permis à notre cerveau d’évoluer, et je ne l’avais pas remise en question. Même avant de me poser plus de questions, je trouvais déjà que cet argument était au moins incomplet. Il y tant de d’espèces qui sont des carnivores pures depuis des millions d’années et leurs cerveaux ne sont pas du tout développés d’une manière comparable.

Evolutie-umana-organism-1170x644

En faisant plus de recherches j’ai compris qu’un élément important m’échappait. Même les auteurs qui soutiennent l’idée que la viande a joué un rôle important dans notre évolution soulignent  que c’est le fait de cuire les aliments (légumes et viande) qui nous donné accès à d’énormes quantités de calories.  La capacité d’apprivoiser et utiliser le feu  fût une avance technologique inestimable dans le développement humain. Mais qu’est-ce que nous mettions sur le feu, des plantes ou de la viande? Probablement tout ce à quoi nous avions accès. Ceci dit, la chasse et le piégeage de grands animaux est une affaire risquée et moins prévisible que la cueillette de fruits, légumes et racines. Nous avons utilisé des outils primitifs depuis plus longtemps que nous avons maitrisé le feu, les chimpanzés contemporains en utilisent aussi. Mais nous avons du attendre beaucoup avant d’avoir un vrai explosion de notre technologie de chasse et de pêche.

Une nouvelle étude de Dr. Karen Hardy et son équipe remet en question la place de la viande dans l’évolution en s’interrogeant sur les glucides. En effet notre cerveau utilise jusque 60% de la glucose présente dans notre sang et 25% de l’énergie totale.

 “Même si la synthèse du glucose à partir d’autres sources est possible, ce n’est pas la façon la plus efficace, et ces exigences élevées [du cerveau] de glucose sont peu susceptibles d’avoir été atteint sur un régime faible en glucides.

Doit on faire comme nos ancêtres?

Même si nous imaginons que nous avons une idée claire de ce que nos ancêtres mangeaient, est-ce que c’est une bonne idée de suivre leur exemple? Nos ancêtres ont fait de leur mieux pour survivre et se reproduire avec le savoir qu’ils avaient et les ressources que leur environnement offrait. Ils n’étaient pas les meilleurs exemples de longévité ou de savoir nutritionnel.  Aujourd’hui nous savons énormément sur les demandes de nos corps. De plus au fil des milliers d’années de sélection nous avons créé des plantes qui contiennent beaucoup plus de nutriments et vitamines que leurs cousins archaïcs. La variété de fruits, légumes et légumineuses qui nous est accessible aujourd’hui nous offre une possibilité de retrouver tous les aliments dont nous avons besoin et cela dans un paquet sain.

 

évolution


Cet article fait partie de la série “Tous les arguments contre le véganisme”, où nous examinons avec un œil critique l’océan d’idées reçues et de désinformation qui entourent le véganisme. Consultez la catégorie ‘Les arguments’ pour trouver les autres articles et souscrivez-vous à notre Newsletter juste en dessous et suivez notre page Facebook pour les articles à venir.  Est-ce qu’il y a un argument sur lequel vous voudriez voir un article? Dites-nous dans les commentaires ici en dessous, ou envoyez-nous un message sur notre page.

 

Aleks Evtimov

Je suis le créateur et le gestionnaire des communautés 'Plus d'Arbres Moins de Connards', 'Je ne suis plus un mouton', 'L'univers est en nous' et 'More Trees Less Assholes'. Depuis cinq ans nous utilisons les réseaux sociaux ensemble dans le but de donner une voix à ceux qui n'en ont pas. Je créé du contenu sur la déforestation, le changement climatique, le bien être des animaux et la pollution et grâce à vos interactions ces informations atteignent des millions de personnes chaque année. J'aime bien toucher à d'autres problèmes modernes, tels que l'intelligence artificielle et son impact sur l'économie et les réseaux sociaux et leur impact sur notre société et nos systèmes politiques.

Write a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *