Les mangeurs de plantes ont un impact très positif sur la transition écologique

Nous savons que la demande croissante de produits d’origine animale nuit à l’environnement. Mais pouvons-nous vraiment faire quelque chose en tant qu’individus? Je sais que réduire ma consommation personnelle ne suffira pas à mettre fin à la déforestation ou au changement climatique. Néanmoins, j’essaie d’apporter le plus de changements possibles à mon mode de vie, et l’adoption d’un régime alimentaire à base de plantes en fait partie. Même si j’ai l’impression de m’auto-féliciter en écrivant cet article et même si je ne suis pas l’observateur le plus objectif, restez avec moi pendant quelques minutes et laissez-moi vous dire pourquoi je crois que les végétaliens et les végans ont un impact très positif sur nos chances de créer une transition vers un avenir plus durable.

La nouvelle demande

Les gens espèrent qu’en réduisant leur consommation, ils réduiront la demande et, par conséquent, la production de viande et d’autres produits d’origine animale. Mais vaut-il vraiment la peine de sacrifier une partie de notre confort et d’investir du temps et des efforts afin d’avoir une contribution minuscule à l’échelle de la consommation mondiale de produits animaux? Il est difficile d’estimer combien de végétaliens vivent dans un pays, mais les pourcentages restent certainement très bas. Un, deux ou trois pourcent de la population ne gênera pas notre production de viande et de produits laitiers. Alors, comment est-il possible que cette petite population de végétaliens ait déjà un impact significatif sur l’orientation de nos sociétés? Je pense que notre plus grand impact jusqu’à présent n’a pas été la réduction directe des produits animaux consommés, ou plutôt l’augmentation légèrement plus lente de la demande mondiale. Mais c’est plutôt la création d’un nouveau type de demande pour des alternatives végétales aux produits animaux qui a un impact très significatif.

Répondre à la demande des végétaliens fait beaucoup de sens économique. Les personnes qui veulent des substituts de viande ont créé un nouveau marché et les entreprises se font la compétition pour les attirer en tant que clients. Au cours des dix dernières années, l’industrie alimentaire a beaucoup innové. Toutes sortes d’alternatives aux produits d’origine animale ainsi que de nouvelles recettes sont apparues et se sont considérablement améliorées au fil du temps. Et ce n’est que le début.

Boule de neige

Un supermarché qui offre des options végétaliennes ne vendra pas seulement quelques hamburgers d’haricots, les personnes qui cherchent ces produits achèteront également toutes sortes d’autres produits, le supermarché gagne des clients. Cela crée une pression sur un plus grand nombre de supermarchés d’inclure des options végétales. Il en va de même pour les restaurants et les chaînes de restauration rapide. Les personnes qui évitent les produits d’origine animale amèneront leurs amis omnivores à des endroits offrant au moins une option à base de plantes. Et cela va, une fois de plus, créer une pression sur les autres restaurants pour faire de même.

Dans le processus, il se passe quelque chose de vraiment important. Les produits à base de plantes se répandent dans la plupart des supermarchés et des restaurants. Les personnes qui évitent les produits d’origine animale sont des pionniers dans une société centrée sur la viande et les produits laitiers. Sans notre demande pour de nouveaux produits, l’innovation aurait été beaucoup plus lente et les conditions permettant à davantage de personnes de réduire leur consommation ne seraient pas là. À présent, ces produits végétaux font concurrence aux produits à base de viande traditionnels et tous les clients ont la possibilité de les acheter, même par curiosité.

La réduction, c’est la solution

Et c’est là que nous voyons un énorme potentiel de réduction de la consommation de produits animaux. Je trouve qu’il est beaucoup plus difficile d’imaginer que 50% de la population mangeraient exclusivement des plantes, alors qu’il est beaucoup plus facile d’imaginer que tout le monde réduirait sa consommation de produits animaux de 50%. Le résultat écologique serait le même. Grâce aux végétaliens, nous avons tous une gamme beaucoup plus large de produits végétaux savoureux, sains, plus durables et impliquant beaucoup moins de cruauté.

Voilà pourquoi je pense qu’un petit groupe de mangeurs de plantes ouvre la voie à un avenir plus durable. Les appels à une réduction de notre consommation ont plus de chances de réussir à convaincre les gens de se passer d’un hamburger ou d’un steak. Bien sûr, sans engagement politique, nous ne pourrons pas faire la transition assez rapidement. Les produits animaux sont souvent fortement soutenus par des subventions directes et indirectes. Leur empreinte environnementale n’est pas reflété pas dans le prix des produits, ce qui leur confère un avantage concurrentiel injuste par rapport à leurs homologues végétaux.

Évidemment, le fait qu’un produit soit végétal ne veut pas automatiquement dire qu’il soit durable ou sain. Nous devons faire un effort pour soutenir la production locale et sans pesticides, en tant qu’individus, mais aussi via nos instituions gouvernementales qui doivent trouver des moyens pour les favoriser.

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  1. Durand Miche

    Réflexion – blague :
    1 -quand tous ces vegan auront mangé tous les arbres, les herbes que leur restera t-il à manger ?
    2 – peut on envisager une population exponentielle grâce à ce système de nourriture, qui peut se régénérer ?
    3 – réchauffement climatique, manque d’eau et si tous ces végétaux venaient à ne plus pousser
    – n’oublions pas que les légumes sont pollinisés par ……… des insectes qui ouvrent d’arrache pied et gratuitement . si un jour, un syndicat des insectes venait à nous demander des comptes pour ce travail fourni ….
    Bref, c’est cruel, risible …. mais sûrement pas aussi simple
    ► un omnivore lambda

    • Jonathan

      > Durand Miche :
      Produire de la viande demande beaucoup plus de terres, d’énergie et d’eau. Pour produire 1kg de viande consommable, il faut plusieurs kg de végétaux au départ (c’est dû au rendement métabolique). En gros pour un repas avec viande, on pourrait faire plusieurs repas sans viande (le nombre varie en fonction du type de viande).
      Donc quels que soient les difficultés agricoles (vos points 1, 3 et 4), un système végan / végétarien sera beaucoup plus résilient.

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