Les chiens et les chats sont différents des animaux d’élevage !

Comment ça se fait que notre perception des animaux varie autant d’une espèce à l’autre ? Certains animaux comme les chats et les chiens sont considérés comme des animaux de compagnie dans la plupart des pays. On leur donne des prénoms, on leur parle et on les entoure d’affection. Ils deviennent même de véritables membres de nos familles. La plupart des gens ont aussi un profond respect et une grande fascination avec les animaux sauvages. Autant de gens se sentent révoltés face aux souffrances que la déforestation inflige sur nos cousins les gorilles, les orangs-outans et les chimpanzés. L’internet entier explose tous les quelques mois avec une grande histoire d’un animal sauvage tué, comme par exemple Cécile le lion tué par un chasseur et le jeune dauphin tué par une foule de gens qui prenaient des selfies avec.

Il y a aussi une troisième catégorie d’animaux qu’on considère comme destiné à la consommation. Les 60 milliards d’animaux d’élevage qu’on tue chaque année ne portent pas de prénoms et sont traités avec aucun respect. Enfin, nous avons généralement un respect pour la nourriture que nous mangeons, mais nous ne traitons pas les pommes de terre et les chiens de la même manière. Alors comment cette différence s’explique?

L’intelligence ?

Durant la plupart de ma vie j’ai vécu avec l’impression que les animaux d’élevage ont une intelligence inférieure comparé aux animaux domestiques et les animaux sauvages. Ceci n’est vraiment pas le cas. Des études sur des porcs ont démontré qu’ils possèdent des capacités cognitives impressionnants. Ils sont jugés plus intelligents que les chiens et les chats et ont la capacité de résoudre des problèmes, au même titre que les chimpanzés. La bonne mémoire des cochons leur permet d’effectuer des testes complexes tels que l’emplacement d’objets selon leur forme et même ‘jouer du foot’, comme démontré dans la vidéo dessus :

Les émotions ?

Qui pourrait penser que sous le calme extérieur des vaches il y a des d’émotions bouillantes? Les gens qui ont vécu avec des vaches ont pu constater leur profondeur émotionnelle, mais des études scientifiques ont prouvé ce fait. Les vaches peuvent avoir de meilleures amies et elles se sentent stressées quand elles sont séparées. Au moment où les vaches laitières sont séparées de leurs veaux elles se mettent à crier et pleurer, pendants des jours ou semaines. Capable de ressentir la tristesse, les vaches sont aussi capables de ressentir de la joie, comme montré dans cette vidéo :

https://youtu.be/X5Gqf7jQvZg

Qu’en est-il des oiseaux et des poissons ?

Nous associons souvent les poulets avec la stupidité mais des études sur leur capacités cognitives prouvent le contraire. Les poules ont des comportements sociaux complexes et vivent dans des groupes sociaux stables. Elles sont capables de reconnaître plus de 100 individus différents en identifiant  les traits de leurs visages. Elles communiquent grâce à  25 à 30 vocalisations distinctes. Les scientifiques ont ainsi confirmé que les poulets possèdent une mémoire à long terme, une la maîtrise de soi et la capacité à penser à l’avenir. (plus d’infos: ici)
Le monde à travers les yeux des poissons est aussi beaucoup plus complexe que ce qu’on puisse croire. Ils ont des sens développés comme l’odorat, la sensibilité à la lumière le goût,  des récepteurs de sons et chez certains poissons même de très sensibles récepteurs d’électricité. Probablement la capacité qui nous concerne le plus est celle de souffrir:

“Lorsqu’ils sont poursuivis, enfermés, ou menacés de toute autre manière, ils réagissent comme le font les humains face au stress par l’augmentation de leur fréquence cardiaque, de leur rythme respiratoire, et par une décharge hormonale d’adrénaline.” – (source: ici)

Pour conclure, ce n’est pas les différences biologiques ou cognitives des différentes espèces qui distinguent les animaux de compagnie et les animaux d’élevage, mais notre perception d’eux. Nous nous persuadons que les animaux d’élevage sont inférieurs d’une manière ou d’une autre, car personne ne veut torturer et tuer un être intelligent et sensible. Quand nous nous laissons découvrir les qualités uniques de chaque espèce nous ne pouvons plus regarder les morceaux de chair sur nos assiettes de la même manière. nothesame


Cet article fait partie de la série “Tous les arguments contre le véganisme”, où nous examinons avec un œil critique l’océan d’idées reçues et de désinformation qui entourent le véganisme. Consultez la catégorie ‘Les arguments’ pour trouver les autres articles et souscrivez-vous à notre Newsletter juste en dessous et suivez notre page Facebook pour les articles à venir.  Est-ce qu’il y a un argument sur lequel vous voudriez voir un article? Dites-nous dans les commentaires ici en dessous, ou envoyez-nous un message sur notre page.

Aleks Evtimov

Je suis le créateur et le gestionnaire des communautés 'Plus d'Arbres Moins de Connards', 'Je ne suis plus un mouton', 'L'univers est en nous' et 'More Trees Less Assholes'. Depuis cinq ans nous utilisons les réseaux sociaux ensemble dans le but de donner une voix à ceux qui n'en ont pas. Je créé du contenu sur la déforestation, le changement climatique, le bien être des animaux et la pollution et grâce à vos interactions ces informations atteignent des millions de personnes chaque année. J'aime bien toucher à d'autres problèmes modernes, tels que l'intelligence artificielle et son impact sur l'économie et les réseaux sociaux et leur impact sur notre société et nos systèmes politiques.

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