Une hécatombe de créatures marines suite au temps glacial au Royaume-Uni

La semaine passé la côte britannique était un endroit morbide. Un grand nombre d’étoiles de mer, de crabes, de moules et de homards couvraient les côtes de Holderness, Yorkshire, Kent et Norfolk. Les plages étaient couverts des carcasses de dizaines de milliers d’animaux marins  qui ont retrouvé leur mort suite aux tempêtes et au gel récent.

La température de la mer a baissé de 3 ° C à la fin du mois de février. La température de la mer a une influence sur le métabolisme de ces animaux, quand l’eau est trop froide leur activité est réduite. Ceci a rendu ces animaux vulnérables aux eaux agitées et ils ont fini délogés sur les côtes froides. Les animaux les plus affectés sont les invertébrés, des poissons ont également été touchés. Les grands animaux marins comme les dauphins sont plus mobiles et se sont sauvés en nageant.

Les seules survivants sur les côtes étaient certains homards. Une équipe du Yorkshire Wildlife Trust a été déployé sur les plages dans le but de récolter les homards qui étaient étourdis par le froid, mais encore vivants. Les crustacés ont été rassemblés dans des seaux, l’objectif était de les remettre dans la mer lorsque les conditions météorologiques s’améliorent.

Lynam du Yorkshire Wildlife Trust a déclaré: “Cette zone est très importante pour les crustacés  et nous travaillons aux côtés des pêcheurs pour promouvoir une pêche durable et pour protéger les stocks reproducteurs. Cela vaut la peine de les sauver afin qu’ils puissent être remis à l’eau et qu’ils continuent à se reproduire. ”

Même si cet épisode de gel ne peut pas être directement liée au changement climatique, les climatologues nous avertissent que ce genre de phénomènes météorologiques extrêmes sont en train de devenir de plus en plus fréquents à cause du changement climatique. Des événements qui se produisent une fois sur plusieurs centaines d’années vont survenir beaucoup plus fréquemment, jusqu’à ce qu’ils deviennent la nouvelle norme.

Dr Lissa Batey, haute responsable à la Wildlife Trusts, a déclaré: «Nous ne pouvons pas empêcher les catastrophes naturelles comme celle-ci. Mais nous pouvons atténuer le déclin de la vie marine et les problèmes que causent les humains en créant suffisamment de zones protégées en mer et en s’assurant que ces sites sont assez grands et suffisamment proches pour offrir aux poissons, aux crustacés, aux dauphins et aux autres espèces marines la protection dont ils ont besoin dans le cas d’événements naturels comme celui-ci. ”

Sources : inhabitat theguardian

 

 

Aleks Evtimov

Blogueur. Créateur de www.veganews.eu

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