Un bilan troublant : L’Arctique a connu l’hiver le plus chaud

La fin de l’hiver arctique nous a apporté des nouvelles qui inquiètent sérieusement les scientifiques. La région a connu l’hiver le plus chaud jamais enregistré. La glace de la mer a également atteint des niveaux extrêmement bas pour cette période de l’année.

Mark Serreze, directeur du Centre national de données sur la neige et la glace à Colorado, a étudié l’Arctique depuis 1982. Malgré son expérience, les données de cet hiver le rendent perplexe, il a déclaré devant l’Associated Press   :

“C’est juste un truc de fou… Ces vagues de chaleur, je n’ai jamais rien vu de tel.”

Les experts affirment que les conditions météorologiques que nous venons d’observer sont sans précédent. La station météorologique la plus proche du pôle Nord a passé plus de 60 heures au dessus de 0 ° C durant le mois de février. Avant cette année, les scientifiques avaient enregistré des températures au dessus du point de congélation en février seulement deux fois et pendant de très bref délais. Selon un climatologue de l’Institut météorologique danois les températures que nous venons d’observer ressemblent celles qu’on est sensé observer durant le mois de mai.

Pendant que nous observons ces températures extrêmes, l’Agence de protection de l’environnement (EPA) des États-Unis a supprimé une partie de son site dédiée au changement climatique et a aboli certaines mesures qui visaient une réduction des gaz à effet de serre. C’est facile de blâmer l’administration de Trump pour l’inaction globale face au changement climatique, mais soyons honnêtes, il est loin d’être le seul coupable. La grande majorité des gouvernements qui acceptent la science du changement climatique ne prennent pas de mesures sérieuses pour atténuer ses effets. Les industries polluantes ont beaucoup trop d’influence sur nos systèmes politiques et font ce qu’elles peuvent pour ralentir des actions législatives effectives.

“Ce que nous considérions autrefois comme des anomalies deviennent la nouvelle norme. Notre climat change devant nos yeux, et nous n’avons que peu de temps pour empêcher que cela ne s’aggrave d’une manière significative ». a déclaré Erik Solheim, dirigeant du Programme des Nations unies pour l’environnement, devant Reuters.

Nous ne pouvons pas savoir combien de temps nous avons devant nous pour agir. Par contre nous savons que nous ne pouvons pas attendre indéfiniment, car certains mécanismes climatiques peuvent nous faire dépasser le point de non-retour. Contrairement à ce que notre intuition nous dit, la situation ne s’aggrave pas forcement d’une manière linaire. Par exemple la fonte du pergélisol peut provoquer la libération d’énormes quantités de méthane qui est actuellement stocké dans le sol gelé. Une fois que ce processus est déclenché nous n’auront pas la possibilité d’empêcher ces émissions de gaz à effet de serre. Il existe une série de ce genre de ‘boucles de rétroaction’ qui menacent l’avenir de l’humanité. Si nous voulons garder l’espoir, nous devrions agir d’une manière urgente.

Sources : theguardian commondreams

Aleks Evtimov

Blogueur. Créateur de www.veganews.eu

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