Nouveau rapport d’Oceana dévoile la portée de la pêche illégale

Un nouveau rapport élaboré par l’organisation de conservation Oceana suggère que les bateaux de pêche opèrent souvent illégalement dans des parcs marins protégés.

Cette investigation est rendue possible par la mise en œuvre d’une nouvelle plate-forme en ligne développée par Google et par les ASBL SkyTruth et Oceana. Le logiciel est lancé en 2016 et permet de suivre les navires de pêche à travers le monde entier en temps (quasi) réel. Les données sont générées par les systèmes d’identification automatique (SIA) installés sur les navires. Ce système d’identification a été développé dans le but d’éviter les collisions, mais aujourd’hui Global Fishing Watch délivre toute cette information au grand public.

”Jusqu’à présent, il n’existait aucune plate-forme publique pour surveiller la pêche commerciale», a raconté  Mme Lacey Malarky, experte en pêche illégale chez Oceana devant Vice News. “Avant [Global Fishing Watch], ce n’était vraiment pas possible, donc il n’y avait pas moyen pour nous de faire cette enquête. Cela aurait pris une éternité – vous auriez dû examiner chaque événement individuel manuellement, alors que maintenant nous pouvons utiliser l’analyse des données volumineuses, en écrivant un code on peut voir où ces événements se produisent.”

Le problème c’est que nous pouvons surveiller l’activité des navires uniquement s’ils gardent leurs SIA allumés. Le rapport d’Oceana a trouvé que beaucoup de navires ‘tombent dans l’obscurité’ en éteignant leurs SIA, ce qui leur permettrait de pêcher illégalement dans des zones marines protégées. Ils ont suivi les parcours de navires qui éteignent leurs SIA quand ils se rapprochent de ces eaux protégées et qui les rallument des jours ou des semaines plus tard de l’autre coté de la zone protégée. Le rapport a mis en lumière quatre cas particuliers, mais selon les auteurs il y a de millions de situations similaires à travers le monde.

Il est important de noter que le but du rapport n’est pas de prouver avec certitude que certains navires ont commis des crimes, mais de monter que cette pratique d’éteindre les SIA est très courante. Quand cela arrive dans la proximité des eaux protégées, il y a de bonnes raisons qu’on soit suspicieux. Les capitaines de navires peuvent éteindre ces systèmes d’identification quand ils traversent des eaux dangereuses où il a y des activités de pirates, mais selon Oceana cette justification peut être facilement utilisée pour cacher des activités illégales.

La pêche commerciale est une industrie qui cause énormément de dégâts à l’environnement. Même si nous tenons compte uniquement des données officielles sur la pêche légale, le bilan est macabre. Je vous invite à découvrir plus d’informations et de statistiques sur le sujet en suivant ce lien.

Source : Vice npr Oceana

Aleks Evtimov

Blogueur. Créateur de www.veganews.eu

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