Le changement climatique nuit déjà aux animaux

Quand on parle au sujet du changement climatique, nous nous concentrons sur les impacts à long terme. Nous imaginons que c’est un problème qui affectera l’avenir de nos enfants, mais pas forcement le notre. Et puis il y a ceux qui disent que le climat a toujours changé et qu’on est en train de paniquer pour rien. Les animaux et les plantes peuvent s’adapter au cycle naturel du climat, qui change doucement. Par contre, les changements climatiques que nous créons sont beaucoup trop rapides pour la grande majorité des espèces qui n’arrivent pas à s’adapter d’une manière effective.

Quand nous pensons au changement climatique l’image de l’ours polaire surgit dans nos têtes. Ce n’est pas par hasard, l’Arctique est l’endroit le plus touché par la perturbation du climat. Mais ce n’est pas seulement les ours polaires qui en souffrent, la majorité des espèces sont déjà affectés par ces changements. Les animaux qui sont déjà vulnérables à cause de la dégradation de leur habitat seront poussés vers l’extinction. Les animaux qui ont des régimes alimentaires restrictifs ou qui habitent en haute altitude sont les plus touchés.

“Il est raisonnable de suggérer que la plupart des espèces sur Terre ont été touchées par le changement climatique d’une manière ou d’une autre”, a déclaré Bret Scheffers de l’Université de Floride. “Certaines espèces sont touchées négativement et certaines espèces ont un impact positif… Dans de nombreux cas, la diversité génétique est perdue à cause du changement climatique….Il est important de ne pas confondre les réponses des espèces et l’adaptation comme un indicateur que tout ira bien.”

Les conclusions de Scheffers sont confirmées par une étude dans Nature Climate Change en février qui a révélé que 47% des mammifères terrestres et 23% des oiseaux ont déjà subi des impacts négatifs du changement climatique.

Un exemple particulièrement inquiétant est celui du krill antarctique. Ses populations ont chuté d’environ 80% depuis les années 70. Les scientifiques expliquent l’effondrement de leur population par le changement climatique et la pêche. Ces animaux se trouvent tout en bas de la chaîne alimentaire et les perturbations de leurs populations affectent tous les prédateurs marins qui se trouvent au dessus.

On ne peut pas établir un lien de cause à effet entre un phénomène météorologique particulier et le changement climatique. Par contre, nous savons que le changement climatique augmente considérablement la fréquence et l’intensité de ce genre d’événements météorologiques extrêmes. Et malheureusement les animaux ne sont pas bien équipés pour faire face à ce genre d’événements. Nous venons de voir ce qui s’est passé au Royaume Uni qui a été touché par une vague d’air froid. Des dizaines de milliers d’animaux marins ont fini morts sur les plages britanniques.

Les changements climatiques sont particulièrement troublants pour les oiseaux migrateurs. Des milliers de cigognes se sont retrouvées dans des tempêtes de neige en Bulgarie cette semaine. Certains oiseaux migrateurs modifient leurs habitudes, mais de manière générale l’instabilité climatique menace l’équilibre fragile duquel ces animaux dépendent.

Ce ne sont que quelques exemples, une grande partie des animaux sauvages ne seront pas capables de s’adapter aux changements. Le changement climatique n’est pas un problème du futur, c’est un problème du présent et il demande de l’action urgente et effective. Et si certains vont dire qu’ils s’en foutent du sort des animaux sauvages, je tiens à leurs rappeler que nous faisons partie de l’écosystème et qu’au final les humains sont tout aussi menacés par la dégradation de l’environnement.

Sources : theguardian  wwf

 

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