Est-ce que les animaux devraient avoir les mêmes droits que les humains?

En discutant sur le sujet des droits des animaux, j’aboutis souvent à un malentendu que j’aimerais bien clarifier dans cet article. Quand nous suggérons que les animaux devraient avoir plus de droits on entend quelque chose du genre : ” les humains et les animaux ne sont pas égaux’ ou ”les animaux ne devraient pas avoir les mêmes droits que les êtres humains”. Pourtant presque personne ne défend la position que les humains et les animaux sont tous pareils et encore moins de personnes suggèrent qu’ils devraient jouir des mêmes droits, protections et responsabilités. Les droits des humains correspondent à la particularité de la situation humaine, les droits des animaux devraient correspondre à leur situation.  Les animaux n’ont clairement pas besoin d’avoir le droit de voter, car ils n’ont pas du tout les capacités mentales nécessaires à participer dans la vie de la société à un tel niveau. Est-ce qu’il y a des droits humains qu’il serait logique d’appliquer aux animaux?

Notre société perçoit les différences entre les humains et les animaux non-humains, mais est-ce que ces différences sont assez substantielles pour justifier la manière que nous traitons les animaux? Il n’y a pas besoin d’expliquer pourquoi les vaches ne vont pas participer aux prochaines élections ou pourquoi elles n’ont pas la propriété du champ sur lequel elles pâturent. Par contre, il est beaucoup plus difficile de justifier pourquoi les vaches doivent subir des maltraitances physiques et psychiques. Comment allons nous justifier qu’un animal en bonne santé qui a envie de vivre sera tué sans qu’on puisse évoquer une justification raisonnable. Car oui, quand on parle de vie et de mort, le plaisir gustatif n’est pas un argument solide.

Le droit à la vie

Les animaux partagent énormément de traits communs avec les humains, ça ne devrait pas nous étonner, nous sommes aussi des animaux. Nous avons partagé le même chemin évolutionnaire pendant des centaines de millions d’années. Nous avons la capacité de ressentir la douleur et nous faisons ce que nous pouvons pour y échapper. Nous avons un instinct de survie qui nous pousse à préserver nos corps et à protéger nos enfants.  Des structures cérébrales comparables nous permettent de ressentir la peur, la joie et le plaisir.  En tant que mammifères nous créons de forts liens avec nos enfants. Comme beaucoup d’animaux, nous reconnaissons d’autres individus et nous créons des liens sociaux avec eux. Sur base de ce que nous avons en commun avec les animaux il serait tout à fait logique d’étendre une série de droits aux animaux non-humains.  Le droit à la vie est probablement celui qui concerne les animaux le plus. Les animaux ne devraient pas être traités comme des marchandises et ne devraient pas être tués sans raison. La mort fait partie de la vie, mais les contextes peuvent être très différents.

Et les lions?

Quand on parle de droit à la vie,  il ne s’agit pas d’intervenir et de protéger les gazelles dans la savane qui vont être mangés par un lion, ni d’aller dans la mer et empêcher les requins à se nourrir. La situation des animaux d’élevage n’est pas du tout comparable aux animaux sauvages, tout comme notre situation en tant qu’êtres humains n’est pas du tout comparable à celle d’un lion. Quand nous nous trouvons dans un supermarché nous avons le choix d’acheter une grande variété de produits qui peuvent parfaitement répondre à nos besoins nutritionnels. Un lion a absolument besoin de tuer pour survivre, il ne peut pas faire le choix de prendre un paquet d’haricots à la place.

Beaucoup de personnes vivent dans des régions du monde qui ne bénéficient pas du même genre d’avancements technologiques. La survie de beaucoup de personnes qui habitent dans des environnement extrêmes dépend de la chasse ou de l’exploitation d’animaux, mais nous ne pouvons pas les utiliser comme justification de l’éthique des choix que nous faisons dans un contexte complètement différent. Quand nous nous trouvons dans un supermarché notre survie n’est pas menacée, et nous ne pouvons pas l’évoquer comme justification éthique pour demander la mort d’un animal.

C’est pas pour demain, mais ça commence aujourd’hui

Plus que 60 milliards d’animaux terrestres et quelques trillions d’animaux marins sont tué chaque année.  Dans un contexte pareil nous ne pouvons pas nous attendre que les animaux vont avoir des droits ou des protections effectifs dans un avenir prévisible. Certains animaux comme les chiens et les chats jouissent déjà de certains droits et nous pouvons seulement espérer que notre société élargira progressivement son cercle de compassion pour enfin inclure tous les animaux. Avant qu’une telle chose puisse se produire à l’échelle de notre pays ou société globale, nous allons devoir observer un changement d’attitudes venant de la part des individus. Si plus de gens commencent à traiter tous les animaux comme des être sensibles, nous allons petit à petit changer la manière dont la société entière voit la question. Si nous arrêtons de voir et de traiter les animaux comme des objets à un niveau personnel nous faisons déjà un pas essentiel dans la bonne direction. Chaque choix que nous faisons modifie la face et le chemin de note société.

 

 

Est-ce que tous les êtres vivants ont la même valeur morale?

Ouvrir le débat sur l’éthique de nos choix alimentaires, c’est souvent ouvrir la boîte de Pandore des arguments pseudo-éthiques.  L’un des arguments les plus récurrents, consiste à dire que les végans n’ont pas une meilleure position morale, car ils continuent à manger et à causer la mort des plantes. Les plantes sont des êtres vivants, donc il faut mettre fin à leurs vies pour les manger et donc les végans ont fait un choix tout à fait arbitraire en décidant que c’est moral de manger certains êtres vivants et pas d’autres.  Qui sommes nous pour décider qu’un être vivant a plus de valeur qu’un autre?

Et les plantes?

Confrontés à la question s’il est éthique de tuer des animaux pour les manger, beaucoup de gens réagissent en retournant la question et en demandant comment nous pouvons justifier de tuer des plantes et de les manger. Beaucoup de personnes parlent des plantes comme si on est en train de les discriminer ‘Oh, donc juste parce que les plantes ne ressentent pas la douleur et n’ont pas de système nerveux, ça te donne le droit de les tuer‘. Parfois ces personnes vont encore plus loin et essaient de démontrer qu’en fait c’est eux qui ont une position morale plus consistante ‘Tous les être vivants doivent être respectés, vous ne pouvez pas inventer des hiérarchies‘.

Sur quoi est-ce qu’on peut se baser pour décider qu’un être vivant a plus de valeur morale qu’un autre?

Nous avons déjà fait cette constatation loin dans notre passé en décidant que le cannibalisme n’est pas une pratique éthique. Nous avons donc décidé que les humains ont une valeur morale supérieure aux animaux et cette décision n’était pas purement arbitraire. Pour qu’on puisse juger la valeur morale d’un être vivant il est logique de prendre en compte sa capacité d’avoir une expérience et la durée de vie de l’organisme. Un humain et une fourmi sont tous les deux des animaux, mais il est clair qu’un humain peut jouir d’une expérience beaucoup plus complexe.  La physiologie du corps et du cerveau humain nous permet d’avoir une énorme variété d’émotions et de sensations et nous permet de comprendre la réalité d’une manière beaucoup plus complexe qu’une fourmi. Nous ne pouvons pas comparer la valeur de la vie d’un éléphant avec celle d’une mouche ou d’une souris. Et il ne s’agit pas d’une discrimination contre les mouches, ce n’est pas une constatation arbitraire, elle est basée sur une réalité physiologique.  La mouche a une valeur morale, mais elle est clairement inférieure à celle d’un mammifère dont le cerveau et incomparablement plus complexe. Déjà parmi les animaux, nous pouvons constater que toutes les espèces n’ont pas la même valeur morale.

 

Une position idéologique

Dire qu’une fleur a la même valeur morale qu’une vache, c’est nier la vaste capacité de la vache de ressentir des émotions complexes comme la joie, la tristesse, la peur, l’angoisse , sa capacité d’établir des liens familiaux et amicaux. C’est bien la physiologie de la vache qui lui permet d’avoir ce spectre d’expérience, notamment son système nerveux et son cerveau. Ça ne veut pas dire que la fleur n’a strictement aucune valeur morale, mais elle est bien inférieure. Même parmi les plantes nous pouvons également constater une hiérarchie. Nous allons attribuer beaucoup plus d’importance à la vie d’un arbre de 500 ans, qu’à la vie d’une lame d’herbe.

La position que chaque être vivant sur Terre a la même valeur morale, est purement idéologique et nie totalement la réalité scientifique derrière la complexité et la particularité des différents organismes.

On reproche souvent aux végans qu’ils perçoivent les animaux comme ‘égaux’ aux humains et qu’ils devraient donc avoir les mêmes droits.  Très peu de végans défendent ce point de vue idéologique. Par exemple, les animaux ne devraient pas avoir le droit de vote, car ils n’ont clairement pas la capacité mentale de comprendre des idées si abstraites. Par contre, quand il s’agit de droits plus basiques, les animaux sont très semblables à nous et peuvent ressentir une grande variété d’émotions et de sensations qui me font croire qu’il ne devraient pas être exploités, torturés et tués.  Pour ceux qui vont quand même dire que manger des légumes c’est de la discrimination envers les plantes, sachez que ‘la production’ de viande cause la mort de beaucoup plus de plantes (consommés par l’animal durant sa vie) et en plus elle cause la souffrance et la mort d’un animal doué de sensation. Si vous êtes vraiment préoccupés par le bien-être des plantes, vous ferez bien mieux de passer à une alimentation purement végétale qui sauverait d’innombrables vies animales et végétales. Dans un prochain article nous pencher sur la distinction entre l’intelligence et la sentience, qui est très liée à ce sujet.

 

Notre futur alimentaire, sera-t-il végétal ou carné ?

Quel sera le futur de notre alimentation et de notre cuisine? Pour l’instant on dirait que le monde est en train de devenir de plus en plus ‘carnivore’. Le régime alimentaire occidental se propage en grande vitesse avec le développement économique des pays comme la Chine et l’Inde. De l’autre coté du spectre alimentaire se trouvent les régimes à base végétale qui sont aussi en plein essor. Si nous regardons l’humanité dans 100 ans, est-ce qu’on observerait des changements importants dans nos habitudes alimentaires et dans quel sens? Est-ce que toute la planète mangerait comme on mange en Europe et aux States aujourd’hui? Ou est-ce qu’on se retrouverait dans une société pratiquement végane?

Sur le plan environnemental

La nourriture végétale demande beaucoup moins de ressources (eau, terre ) et crée beaucoup moins de pollution (gazes à effet de serre, pesticides etc.) que la nourriture à base animale. Ceci restera toujours le cas, car il y a et il y aura toujours une perte de ressources lors de la transformation de la nourriture végétale en chair animale.

Nous sommes en train de couper les forêts tropicales pour faire pousser des légumineuses et des céréales qu’on utilise pour nourrir les animaux d’élevage, alors que nous pourrions les consommer directement.

Cette inefficacité liée à la production de viande ne disparaîtra jamais, le métabolisme de l’animal demandera toujours plus de ressources que ce qu’il finira par ‘produire’. Il est vrai que certains régions sont si arides qu’elles ne permettent pas la pratique de l’agriculture ou la permaculture, mais pour la grande majorité des gens sur Terre ce n’est plus du tout le cas. Les terres qui ne sont plus destinées à l’élevage pourraient être retournées à la forêt.  Face aux défis du changement climatique et de la déforestation, l’humanité doit limiter la consommation de produits animaux d’une manière urgente afin d’éviter ou en tout cas d’alléger un désastre écologique.  Dans le contexte environnemental, l’expansion de l’alimentation végétale sera indispensable pour notre transition vers un avenir durable.

Sur le plan éthique

De manière générale nous pouvons constater qu’à travers l’histoire les sociétés humaines ont tendance à établir des normes éthiques plus rigides qui cherchent à diminuer la souffrance. La question éthique autour de la consommation de produits animaux n’est pas récente, beaucoup de philosophes se sont interrogés sur la justification de tuer et manger des animaux. Il est très difficile voir impossible d’argumenter contre le végétalisme sur le plan éthique. Il est certainement plus éthique de causer le moins de souffrance possible.  Si nous avons la possibilité de survivre et d’être en bonne santé sans consommer des produits animaux, la raison que nous pouvons évoquer pour continuer d’en manger c’est notre plaisir gustatif, qui soyons clairs, n’est pas un argument éthique. De plus en plus de personnes sont en train de reconnaître le fait que les animaux ne sont pas différents de nous d’une manière qui justifierait le traitement qu’on leur inflige. Nous vivons une époque de transition éthique où nous sommes confrontés aux inconsistances logiques de nos comportements.

Sur le plan culinaire

Nous mangeons de la nourriture pour deux raisons principales : d’un coté nous voulons absorber les nutriments et les calories dont nous avons besoin pour survivre et pour prospérer; et de l’autre coté nous cherchons la satisfaction et le plaisir que nous éprouvons en mangeant un repas délicieux. Sur le plan nutritionnel, nous avons les preuves scientifiques qui confirment qu’une alimentation purement végétale, bien planifiée, est capable de nous fournir tous les nutriments dont nous avons besoin, peu importe notre âge ou notre niveau d’activité physique.  Et quand je dis ‘bien planifiée’, il ne s’agit pas d’une stratégie complexe qu’on doit suivre, mais il est simplement  important de s’informer sur certaines vitamines qui sont plus difficilement accessibles dans une alimentation purement végétale.

Quand nous parlons de plaisir gustatif, la nourriture végétalienne est en pleine expansion et évolution. Aujourd’hui il est plus facile que jamais de manger végétalien et cette tendance ne va qu’accentuer avec le temps. Nous avons de plus en plus de simili de viande, de fromage, de glace etc. dont la qualité ne cesse de croître et dont les prix ne font que chuter. L’innovation dans le cadre de la  cuisine végétalienne est en plein essor. De plus en plus de personnes ont recommencé à cuisiner à la maison d’une manière quotidienne et de plus en plus de chefs professionnels ont commencé à réinventer leur métier autours des aliments végétaux.

Pour conclure, je vois l’alimentation végétale comme la nourriture du futur et les produits animaux comme celle du passé. Dans notre histoire nous avons eu besoin de produits animaux pour survivre, mais aujourd’hui notre survie demande qu’on s’en passe.

Végétalien ≠ Sain

Est-ce que les végans sont complètement obsédés par ‘l’alimentation saine’?

Les frites et le coca c’est aussi végan

Beaucoup de personnes croient qu’à cause du fait que les produits animaux sont associés à des maladies chroniques, manger végétalien rend notre alimentation automatiquement bonne pour la santé. Ce n’est pas le cas ! Comme nous l’avons souligné, la plupart des gens qui mangent végétalien ne le font pas pour leur santé en première place, mais pour des raisons éthiques. Si nous limitons notre alimentation à des chips, frites et de la bière nous restons dans le cadre végétalien mais comme vous pouvez l’imaginer, nous risquons de développer des problèmes de santé. Si nous faisons un minimum attention à notre alimentation nous pouvons vraiment bénéficier des atouts de l’alimentation végétale.

Pourquoi est-ce qu’on pense que manger végétalien est bon pour la santé ?

La grande majorité des végans n’ont pas changé leurs habitudes alimentaires parce qu’ils voulaient manger plus sainement. Le plus souvent, il s’agit d’un choix fait à partir de la compassion pour les animaux d’élevage, ou encore, en tant que réaction consciente face à l’énorme poids que la production de produits animaux met sur l’environnement.  Ceci dit, beaucoup de gens associent la consommation des fruits et légumes avec la bonne santé et la consommation/surconsommation de viande, poisson, produits laitiers et œuf avec des mauvaises conséquences pour la santé. Voici quelques exemples bien connus :

  • Tous les fruits et légumes contiennent des fibres alimentaires, alors que les produits animaux ne contiennent pas du tout. Elles sont indispensables au bon fonctionnement du transit intestinal.
  • La consommation de viande rouge et de charcuterie est de plus en plus considérée comme favorisant le cancer.
  • Les produits animaux contiennent du cholestérol (LDL) alors que les produits végétaux n’en contiennent pas du tout. La consommation de LDL est associée à des problèmes de hypertension et des problèmes cardiovasculaires. (Source ici et ici). Plusieurs études établissement un lien entre le développement de l’Alzheimer et le cholestérol. Sources ici.  Les œufs ont une concentration de cholestérol particulièrement élevée.
  • Un lien entre diabète type 2 et notre consommation de graisses animales est établi par plusieurs études. (Source ici)
  • Les poissons d’aujourd’hui contiennent du mercure et autres produits chimiques, à cause de la pollution des mers et des océans. Source ici.

Comment manger sainement et végétalien?

Je ne pourrais pas vous dire une formule magique pour avoir une alimentation complètement saine, mais je peux vous donner quelques conseils.

Cuisinez plus !

Il n’y a pas si longtemps, manger végétalien était le plus souvent égal à manger sainement. Aujourd’hui nous avons à notre disposition (et tant mieux) une grande variété de nourriture préfabriquée qui n’est pas forcement saine –  des beurres et des fromages végétales, des pâtisseries, des glaces, des simili de viande etc. Vous trouverez plein d’exemples de nourriture saines et du fast-food végan dans les commentaires de cette publication.  Avant de passer à l’alimentation végétale, je ne savais pas du tout comment cuisiner (à part les tartines, le barbecue et les pâtes bolo avec la sauce déjà faite). Progressivement j’ai appris à préparer de la nourriture diverse et cela à partir d’aliments complets.

Attention aux potentielles carences !

Tout d’abord la vitamine B12 n’est pas retrouvée dans une forme assimilable dans les fruits et légumes. Nous devons complémenter notre alimentation, vous trouverez pourquoi et comment ici. La vitamine D est produite par notre peau. Si nous habitons dans des pays où il y a peu de lumière ou que nous ne passons pas assez de temps dehors, nous risquons d’être en manque de vitamine D. En cas de carence, des compléments à base végétale existent. Les acides gras oméga-3 sont très importants pour le bon fonctionnement de nos corps. Nous pouvons les trouver facilement dans le royaume végétal, notamment dans les graines de lin et les noix. Vous trouverez un article détaillé sur les oméga-3 ici. Calcium – loin d’être présent que dans les produits laitiers, le calcium est facilement accessible dans des formes végétales. Voici une liste des aliments qui contiennent de grandes quantité de calcium : ici. Le fer est présent dans les légumineux comme les lentilles, les haricots etc. Mais aussi dans beaucoup d’autres aliments, voici une liste.

Pour conclure, nous pouvons manger très sainement en mangeant végétalien, mais nous devons le faire consciemment. J’ai commencé par un choix éthique, mais il m’a vite ramené sur la voie de la nourriture saine. Il est aussi important de comprendre que nous pouvons faire un choix éthique tout en mangeant des nourritures qui nous donne beaucoup de plaisir, même si elles ne sont pas bonnes pour notre propre santé. Nous avons le choix !

Les fibres alimentaires: La carence des ‘omnivores’

Le plus souvent nous connaissons les fibres alimentaires en tant que remède efficace contre la constipation chronique. L’importance et les bienfaits des fibres vont bien au-delà.

Pourquoi en manger?

Elles sont indispensables au bon fonctionnement du transit intestinal et favorisent l’activité bactérienne dans le côlon. Leur consommation a été reliée à une réduction des risques de plusieurs maladies chroniques mortelles:  sources (1 et  2)

  • maladie cardiaque,
  • de diabète type II,
  • certains types de cancer.

De plus les fibres alimentaires nous donnent la sensation de satiété, ce qui lie leur faible consommation à l’accumulation de poids.

Où est-ce qu’on trouve les fibres alimentaire?

Les fibres sont des substances résiduelles provenant des parois cellulaires des végétaux. Notre alimentation ‘Occidentale’ a donné une place de plus en plus importante aux produits animaux. La viande, le lait et les œufs sont très denses en terme de calories, mais ne contiennent pas de fibres. Cela pose un problème car cette nourriture dense nous laisse avec ‘moins de place’ pour manger assez de fruits et légumes qui sont riches en fibres.

Les végétaux qui en contiennent le plus sont les céréales complets et les légumineuses. Même si vous êtes végétalien ce n’est pas certain que vous consommez assez de fibres. Voici une liste d’aliments riches en fibres.


Cet article fait partie de la série “Tous les arguments contre le véganisme”, où nous examinons avec un œil critique l’océan d’idées reçues et de désinformation qui entourent le véganisme. Consultez la catégorie ‘Les arguments’ pour trouver les autres articles et souscrivez-vous à notre Newsletter juste en dessous et suivez notre page Facebook pour les articles à venir.  Est-ce qu’il y a un argument sur lequel vous voudriez voir un article? Dites-nous dans les commentaires ici en dessous, ou envoyez-nous un message sur notre page.

 

 

 

Les végans souffrent-ils d’orthorexie?

Une personne atteinte d’orthorexie ( Orthorexia nervosa ) c’est quelqu’un qui est tellement préoccupé par le fait de “manger sainement” que cela est devenu une pathologie. Orthorexie vient des mots grecs “ortho” (droit) et de “orexie” (appétit).  Plusieurs articles circulent sur internet, qui essaient d’établir un lien entre l’orthorexie et le véganisme. Est-ce que les végans sont complétement obsédés par l’alimentation saine?

Pourquoi est-ce qu’on pense que manger végétalien est bon pour la santé ?

La grande majorité des végans n’ont pas changé leurs habitudes alimentaires parce qu’ils voulaient manger plus sainement. Le plus souvent, il s’agit d’un choix fait à partir de la compassion pour les animaux d’élevage, ou encore, en tant que réaction consciente face à l’énorme poids que la production de produits animaux met sur l’environnement.  Ceci dit, beaucoup de gens associent la consommation des fruits et légumes avec la bonne santé et la consommation/surconsommation de viande, poisson, produits laitiers et œuf avec des mauvaises conséquences pour la santé. Voici quelques exemples bien connus :

  • Tous les fruits et légumes contiennent des fibres alimentaires, alors que les produits animaux ne contiennent pas du tout. Elles sont indispensables au bon fonctionnement du transit intestinal.
  • La consommation de viande rouge et de charcuterie est de plus en plus considérée comme favorisant le cancer.
  • Les produits animaux contiennent du cholestérol (LDL) alors que les produits végétaux n’en contiennent pas du tout. La consommation de LDL est associée à des problèmes de hypertension et des problèmes cardiovasculaires. (Source ici et ici). Plusieurs études établissement un lien entre le développement de l’Alzheimer et le cholestérol. Sources ici.  Les œufs ont une concentration de cholestérol particulièrement élevée.
  • Un lien entre diabète type 2 et notre consommation de graisses animales est établi par plusieurs études. (Source ici)
  • Les poissons d’aujourd’hui contiennent du mercure et autres produits chimiques, à cause de la pollution des mers et des océans. Source ici.

Mangez des frites et du coca est aussi végan

Beaucoup de personnes croient qu’à cause du fait que les produits animaux sont associés à des maladies chroniques, manger végétalien rend notre alimentation automatiquement bonne pour la santé. Ce n’est pas le cas ! Comme nous l’avons souligné, la plupart des gens qui mangent végétalien ne le font pas pour leur santé en première place, mais pour des raisons éthiques. Si nous limitons notre alimentation à des chips, frites et de la bière nous restons dans le cadre végétalien mais comme vous pouvez l’imaginer, nous risquons des problèmes de santé. Si nous faisons un minimum attention à notre alimentation nous pouvons vraiment bénéficier des atouts de l’alimentation végétale.

Comment manger sainement et végétalien?

Je ne pourrais pas vous dire une formule magique pour avoir une alimentation complétement saine, mais je peux vous donner quelques conseils.

Cuisinez plus !

Il n’y a pas si longtemps, manger végétalien était le plus souvent égal à manger sainement. Aujourd’hui nous avons à notre disposition (et tant mieux) une grande variété de nourriture préfabriquée qui n’est pas forcement saine –  des beurres et des fromages végétales, des patisseries, des glaces, des simili de viande etc. Vous trouverez plein d’exemples de nourriture saines et du fast-food végan dans les commentaires de cette publication.  Avant de passer à l’alimentation végétale, je ne savais pas du tout comment cuisiner (à part les tartines, le barbecue et les pâtes bolo avec la sauce déjà faite). Progressivement j’ai appris à préparer de la nourriture diverse et cela à partir d’aliments complets.

Attention aux potentielles carences !

Tout d’abord la vitamine B12 n’est pas retrouvée dans une forme assimilable dans les fruits et légumes. Nous devons complémenter notre alimentation, vous trouverez pourquoi et comment ici.

La vitamine D est produite par notre peau. Si nous habitons dans des pays où il y a peu de lumière ou que nous ne passons pas assez de temps dehors, nous risquons d’être en manque de vitamine D. En cas de carence, des compléments à base végétale existent.

Les acides gras oméga-3 sont très importants pour le bon fonctionnement de nos corps. Nous pouvons les trouver facilement dans le royaume végétal, notamment dans les graines de lin et les noix. Vous trouverez un article détaillé sur les oméga-3 ici.

Calcium – loin d’être présent que dans les produits laitiers, le calcium est facilement accessible dans des formes végétales. Voici une liste des aliments qui contiennent de grandes quantité de calcium : ici.

Le fer est présent dans les légumineux comme les lentilles, les haricots etc. Mais aussi dans beaucoup d’autres aliments, voici une liste.

Pour conclure, nous pouvons manger très sainement en étant végan, mais nous devons le faire consciemment. J’ai commencé par un choix éthique, mais il m’a vite ramené sur la voie de la nourriture saine.


 

Cet article fait partie de la série “Tous les arguments contre le véganisme”, où nous examinons avec un œil critique l’océan d’idées reçues et de désinformation qui entourent le véganisme. Consultez la catégorie ‘Les arguments’ pour trouver les autres articles et souscrivez-vous à notre Newsletter juste en dessous et suivez notre page Facebook pour les articles à venir.  Est-ce qu’il y a un argument sur lequel vous voudriez voir un article? Dites-nous dans les commentaires ici en dessous, ou envoyez-nous un message sur notre page.

 

Sans B12 les végétaliens mettent leur santé en danger

La carence en vitamine B12 est très commune chez les végétariens et surtout chez végétaliens qui ne prennent pas de suppléments ou d’aliments renforcés. Elle peut avoir de TRÈS sérieuses conséquences pour la santé. La question de la B12 suscite beaucoup de controverse dans les débats sur et même à l’intérieur du véganisme. Dans cet article nous allons examiner certaines idées reçues et mythes sur la B12. La désinformation peut être très nuisible, pour les personnes  en carence, et forcement aussi pour le véganisme et les animaux.

Pourquoi avons nous besoin de la vitamine B12 ?

Cette vitamine a une place fondamentale dans plusieurs processus très importants pour notre corps comme : la synthèse d’ADN, la division cellulaire, la synthèse de neurotransmetteurs et de certaines hormones, la protection de filaments nerveux dans la moelle épinière, le recyclage de l’homocystéine. Je n’aime pas commencer en vous faisant peur, mais je trouve que c’est approprié dans ce cas-là ! Comme vous pouvez l’imaginer, si cette vitamine est nécessaire pour des processus si fondamentaux, un manque de B12 peut causer de sérieux problèmes.  Les symptômes d’une  légère carence sont assez généraux comme : des troubles de la concentration, nervosité, perte de libido, perte de force, trouble de l’appétit, fatigue chronique. Les symptômes d’une carence sévère peuvent être dramatiques : Dépression, Angoisse, Troubles de la mémoire,  Démence sénile, insomnie. Les effets négatifs physiques peuvent être encore plus graves:  dégâts irréversibles sur la moelle épinière qui résultent en paralysie, dégâts sur le système cardiovasculaire : artériosclérose, Infarctus,  douleurs nerveuses, , problèmes de vision, impuissance etc…

Où est-ce qu’on trouve la B12 ?

La vitamine  B12 ne peut pas être synthétisée ni par les plantes ni par les animaux. La B12 est produite par des bactéries. Ces bactéries se trouvent dans les intestins des animaux et les bactéries dans nos propres intestins en produisent mais beaucoup trop bas dans notre système digestif pour qu’on puisse l’absorber correctement.   Les mangeurs de viande reçoivent de la B12 dans la viande qu’ils consomment, mais il est important de souligner que les agriculteurs complémentent leurs animaux avec la B12. Depuis la découverte de la B12 en 1948, nous avons appris à la synthétiser très efficacement, toujours à l’aide des bactéries. La majorité de la production mondiale est destinée à l’alimentation des animaux d’élevage, comme facteur de croissance. Plus d’info ici.

Dosage?

Nos corps recyclent la B12 d’une manière particulièrement efficace, et pour cela il se peut que des années passent avant qu’une carence se développe. Ceci dit pour éviter une carence nous avons besoin d’une source régulière de B12. Si vous ne consommer pas de viande, que vous soyez végétarien ou végétalien, vous devez vous assurer que vous supplémentez votre alimentation avec la B12. Les solutions sont deux : manger des produits qui sont fortifié à la B12 ou prendre des suppléments de B12. Notre besoin journalier est seulement autour de 4-7µg , mais il faut prendre plus car le taux d’absorption diminue avec la dose.  La méthode plus simple d’assurer votre apport de B12 est de prendre une beaucoup plus grande quantité, une fois par semaine : 2000µg ou une fois 5000µg toutes les 2 semaine . Oui ce chiffre peut sembler grand comparé à la demande journalière, mais n’oublions pas que les grandes quantités s’absorbent pas bien. Si vous voulez savoir plus sur la formule du taux d’absorption de la B12 cliquez ici.

Attention: Si vous avez des symptômes de carence, il est conseillé de faire une ‘cure d’attaque’ pendant 1 ou 2 mois : 1000mcg par jour ou 5000mcg tous les 5 jours.

Attention: ce chiffre de 2000µg par semaine ou 10µg par jour ne concerne que la B12 contenant de la cyanocobalamine. Ceci est la source la plus étudiée et aussi la plus complète, car notre corps la métabolise en methylcobalamine et adenosylcobalamine, les deux formes active de B12.

Les mythes

Nous allons aborder quelques idées reçues qui circulent sur la B12. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas de me les envoyer.

1# C’est une conspiration des corporations

Certains végétariens ou végans estiment qu’il n’y a pas de risque d’être en carence de B12 et que cette peur est propagée par les compagnies qui veulent créer un marché. Oui, c’est vrai qu’il y a toujours quelqu’un qui veut faire de l’argent mais ceci n’est pas forcement quelque chose de mauvais. Ceci dit, vous pouvez acheter votre B12 directement de l’ASBL la Société Végane.Vous y trouverez vos compléments de B12 pour un prix MINIMAL!

2# La Cyanocobalamine est toxique ?

La cyanocobalamine contient une minuscule quantité de cyanure qui est relâché lors de l’absorption par notre corps. Cette quantité de cyanure est négligeable et ne peut pas causer des problèmes ! Toute notre nourriture contient déjà aussi des mini quantités de cyanure naturellement.

3# Faut-il injecter la B12?

Il n’y a pas besoin d’injecter la B12 pour se supplémenter. Mis a part un effet placebo plus fort peut être…

4# Overdose de B12

Si nous prenons des grandes concentrations en une fois nous risquons une overdose de B12? Non ! Nous ne pouvons pas prendre trop de B12, notre corps va rejeter l’excès dans l’urine.

5# J’ai fait une prise de sang et ma B12 était OK

Une prise de sang n’est pas toujours adéquate dans le cas de la B12. Vous pouvez avoir un taux élevé de B12 dans le sang mais que vous êtes quand même en carence. Demandez un test d’urine (de l’acide methylmalonique ) si vous avez des doutes !

J’espère que j’ai réussi à vous convaincre de l’importance de la supplémentation de B12. J’ai essayé de garder l’article court et informatif, mais le sujet reste très vaste. Si vous avez besoin de plus d’information consultez ce groupe facebook qui est dédié à ce sujet et le site de la Société Végane – www.vivelab12.fr. Si vous connaissez des végétariens et végétaliens, SVP partagez cet article avec eux. La carence de B12 peut être facilement avertie si nous en sommes conscients. Le sujet est important pas seulement par rapport à notre santé personnelles mais aussi pour l’image et l’évolution du véganisme.


Cet article fait partie de la série “Tous les arguments contre le véganisme”, où nous examinons avec un œil critique l’océan d’idées reçues et de désinformation qui entourent le véganisme. Consultez la catégorie ‘Les arguments’ pour trouver les autres articles et souscrivez-vous à notre Newsletter juste en dessous et suivez notre page Facebook pour les articles à venir.  Est-ce qu’il y a un argument sur lequel vous voudriez voir un article? Dites-nous dans les commentaires ici en dessous, ou envoyez-nous un message sur notre page.

 

Ce qu’on mange n’a rien à voir avec la déforestation?

De moins en moins nombreux sont les gens qui ne croient pas que l’activité des humains a une influence sur l’environnement et le climat. A l’heure actuelle même les gouvernements veulent se montrer préoccupés par la destruction massive qu’on inflige à la nature. On en parle de plus en plus comme un problème qui est réel et très urgent, mais est-ce que nos actes reflètent la gravité du discours?

Durant des décennies la conversation sur l’environnement tournait autours de l’énergie fossile et les transports et cela avec un succès très limité. Évidement, les lobbyistes de l’industrie ont tout fait pour que la transition vers les énergies renouvelables soit lente et inefficace face à l’urgence de la situation. En tant que petit citoyens nous nous sentons souvent incapable de participer d’une manière active dans la résolution de nos problèmes. Nous savons que notre consommation pousse la destruction de l’environnement, mais ça reste une idée abstraite que nous n’avons pas appris à voir dans notre vie quotidienne.

Les produits animaux

Les produits animaux pèsent énormément sur les écosystèmes de la planète. La viande est écologiquement inefficace parce qu’elle se trouve plus haut dans la chaine alimentaire et demande beaucoup plus de ressources. Cette inefficacité est particulièrement élevée pour la viande bovine,qui utilise environ  60% des terres agricoles du monde mais produit moins de 5 % des protéines et moins de 2% des calories. (source : ici Seulement environ 20 % des terres agricoles de la planète sont utilisées pour produire des aliments que les humains mangent directement, tandis que 78% des terres agricoles mondiales sont destinées à la production d’aliments consommés par les animaux d’élevage. . Mettons cette statistique en rapport avec le fait que 2/3 de la population globale mangent déjà principalement des plantes pour se nourrir. (source : ici)

Nous remplaçons nos forêts tropicales par des champs de soja et cela a forcement un impact intense sur le climat et la biodiversité. 90% de ce soja cultivé est destiné à l’alimentation animale. Avant toute chose nous devons voir la consommation de produits animaux comme un luxe et non pas comme une necessité. En effet, les organisations de santé les plus réputées comme  l’Organisation Mondiale de Santé et l’Association Diététique Américaine ont confirmé qu’un régime végétalien équilibré est convenable pour tous les âges et pendant la grossesse. (sources: 1 2)

production beuf déforestation

L’huile de palme

L’huile de palme est une autre industrie qui profite des sols fertiles qui se trouvent en dessous des forêts tropicales.  La production d’huile de palme augmente en réponse à la demande croissante, ce qui a entrainé la destruction des forets en Indonésie et Malaisie pour faire place à des plantations de palmiers à huile.
Plus d’un tiers de l’expansion du palmier à huile à grande échelle entre 1990 et 2010 a entraîné la perte directe de forêts tropicales (environ 3,5 millions d’hectares au total !!!) en Indonésie, en Malaisie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, selon la Table Ronde sur l’Huile de Palme Durable (RSPO). La destruction de l’habitat essentiel a poussés au bord de l’extinction des espèces comme les rhinocéros, les éléphants, les tigres et les orangs-outans . N’oublions pas les feux de tourbe qui ont été allumés par les agriculteurs indonésiens  qui utilisent cette pratique pour dégager la forêt. Les incendies furent un véritable désastre environnemental.

Pour conclure, nous pouvons changer énormément en consommant d’une manière consciente. Dans une société de consommation nos choix personnels ont de réels impactes. Nous ne pouvons plus continuer à détruire aveuglement les richesses de la Terre.


Cet article fait partie de la série “Tous les arguments contre le véganisme”, où nous examinons avec un œil critique l’océan d’idées reçues et de désinformation qui entourent le véganisme. Consultez la catégorie ‘Les arguments’ pour trouver les autres articles et souscrivez-vous à notre Newsletter juste en dessous et suivez notre page Facebook pour les articles à venir.  Est-ce qu’il y a un argument sur lequel vous voudriez voir un article? Dites-nous dans les commentaires ici en dessous, ou envoyez-nous un message sur notre page.

Les végétaliens, mieux armés contre une carence en Oméga-3?

Il est facile d’être en manque d’Oméga-3, car  les aliments naturellement riches en oméga 3 sont assez peu nombreux. La consommation actuelle d’acides gras Oméga-3 dans ‘les pays développés’ est loin en dessous du minimum. Pendant ma vie d’omnivore je n’avais jamais pensé aux carences nutritionnelles et je n’avais même jamais entendu parler d’Oméga-3. J’avais entendu dire que manger du poisson est bon pour le cerveau mais sans plus. Quand je suis passé au régime végétalien j’ai vite entendu parler de toute sorte de carences et en particulier la question des Oméga-3. J’ai vite compris que pour la première fois de ma vie je peux facilement donner à mon corps sa dose journalière d’un nutriment essentiel.

Les acides gras oméga-3

Nous les appelons ‘acides gras essentiels’ car notre organisme en a absolument besoin et il ne peut pas les produire lui-même. Nous avons donc besoin de les retrouver alors dans notre alimentation.  Une carence peut avoir de nombreuses conséquences sur la santé comme : des troubles cardiovasculaires, de la dépression, et des problèmes de vision.

Il existe 3 types d’Oméga 3: ALA EPA DHA. Le ALA sont trouvés dans les graines de lin, chia, chanvre, les noix, le colza et les poissons. Les acides EPA et DHA peuvent être synthétisés par l’organisme humain à partir de l’acide ALA.  Seules les micro-algues sont capables de synthétiser l’EPA et le DHA. Elles sont à la base de toute la chaine alimentaire des océans. Les poissons gras contiennent aussi de l’EPA et la DHA, mais ils ne les produisent pas eux même, ils les retrouvent dans les algues. Malheureusement aujourd’hui l’océan est pollué plus que jamais, le poisson contient beaucoup de polluants tels que les plastiques PCB, le mercure, le plomb, etc. Ces produits chimiques peuvent avoir une mauvaise influence sur la santé. Si vous souhaitez obtenir votre dose de DHA vous pouvez consommez des micro-algues comme la spiruline, ils sont produits hors de la mer et ne contiennent pas ces polluants.

Les graines de lin

Les graines de lin sont le choix le plus facile et moins cher d’assurer votre consommation journalière d’Oméga 3. Par contre elles viennent avec un emballage naturel un peu trop bon. Si nous mangeons les graines de lin entières elles vont passer a travers notre système digestif sans dégager leurs nutriments. Une fois moulues elles sont facilement rajoutées à n’importe quel plat ( muesli, salades, soupes, smoothies etc). Même les cuire ne nuit pas aux lignanes ou oméga-3. Une fois moulues vous pouvez les garder pendant un mois dans votre frigo. Voici une étude approfondie sur les graines de lin et leur effet sur la santé. Environs une cuillère à soupe de graines de lin moulues devrait être suffisante, mais voici une information plus détaillé sur nos besoins.

Si je trouve que les végétaliens sont mieux préparés pour ne pas être en carence d’oméga 3, c’est surtout parce qu’ils sont plus informés sur les besoins quotidiens de leurs corps. Que vous soyez, végétalien, végétarien ou omnivore, n’oubliez pas de manger vos graines de lin !


 

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Êtes vous un végan refoulé?

Internet-Troll véganVous avez sans doute déjà croisé des personnes qui défendent leurs habitudes alimentaires  vigoureusement et avec une persistance étonnante. Ça peut être tout, à partir d’un simple commentaire ‘j’adore le jambon‘ et ‘je vais me manger un steak tout de suitejusqu’à des ‘arguments‘ plus élaborés sur des sujets comme ‘le cercle de vie‘, ‘les protéines‘, ‘l’évolution‘ etc. Parfois ça peut être un commentaire d’une seule ligne, mais ça peut aussi être un mur de texte rempli d’idées reçues. Les faits, le bon sens et les études scientifiques peuvent sembler inefficaces dans cette bataille !  Qu’est-ce qui motive ces personnes à s’exprimer avec une telle énergie?

Le déni

Face à n’importe quel problème notre première réaction est de nier son existence. Notre cerveau fait en sorte que l’information reste coincée dans l’inconscient ce qui empeche la prise de conscience. Quand ces informations arrivent de l’extérieur, ce contenu inconscient est forcé à la surface consciente, ce qui allume des mécanismes de défense. Chacun de nous aime bien sa zone de confort et nous pouvons être très résistants face à des idées qui vont nous sortir de là. Ceci est d’avantage le cas quand le problème auquel on fait face n’est pas directement présent dans notre vie : nous ne voyons pas les horreurs des abattoirs, et nous  ne pouvons pas observer nous mêmes les effets de la pollution et du changement climatique.

Pendant cette première étape nous allons nier l’existence du problème par tous les moyens possibles. La résistance psychologique à des vérités objectives se manifestera par la réaffirmation de toute justification concevable. L’esprit critique  que la personne possède est désactivé ce qui permet à une vision déformé de la réalité de se maintenir dans son conscient.  Aveuglés par une fausse vision du monde, ils se sentent obligés de la défendre. Il s’agit d’une fausse identification du soi, c’est comme si avec le changement d’alimentation ils vont perdre leur identité. Le fait d’admettre son pouvoir de choix et la responsabilité qui en découle mettra la personne dans la situation inconfortable de devoir agir et changer, ou de se sentir coupable.

La réaction agressive qui en découle n’est rien d’autre qu’un mécanisme de défense. L’esprit conscient perçoit que les conséquences de l’acceptation de certains faits vont induire des changements trop importants. Le premier pas vers l’acceptation et la fin du déni c’est  d’admettre qu’en tant qu’humanité nous avons des sérieux problèmes. Tout ce qu’on a fait au passé n’est pas forcement quelque chose que nous voulons continuer à faire dans le futur. Nous avons peut être eu besoin de manger des produits animaux au passé, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Tant que nous sommes en déni, tout le bon sens et toutes les études scientifiques ne seraient pas suffisants de nous changer les idées. On peut lire de centaines d’études de sources internationales réputées, mais si on est en déni, on choisira de croire à une autre étude qui renforce notre point de vue, même si elle est financé par l’industrie de la viande, du lait et des œufs. Nous avons déjà vu ce même schéma se reproduire avec le tabac. Toutes les études scientifiques disaient que c’est mauvais pour la santé alors que toutes les études financés par l’industrie du tabac montraient que c’est bénéfique pour la santé. Si je ne me sens pas prêt de penser à arrêter de fumer, je pourrais encore aujourd’hui croire et faire référence aux études qui disaient que fumer c’est bien pour les poumons.

La volonté de changer ne peut venir que de l’intérieur

Une fois que nous sommes libres du voile du  déni qui pèse sur notre conscience, agir dévient beaucoup plus facile que ce qu’on s’imaginait à la base. Beaucoup de gens expriment leur peur que quelqu’un va leur imposer son point de vue ou son mode de vie. La réalité c’est que cela ne peut pas arriver, un véritable changement ne peut venir que de l’intérieur. Tout ce que nous pouvons faire c’est de continuer à donner de l’information, mais c’est à la personne même de faire le déclic. Suis-je trop optimiste pour croire qu’on va y arriver?


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