La destruction des forêts tempérées humides, massive et inaperçue

Quand nous pensons au sujet de la déforestation des forêts humides, nos esprits se tournent instinctivement vers les forêts tropicales. Nous entendons beaucoup moins sur les forêts tempérées humides qui sont tout aussi, voir plus menacées que leurs cousines tropicales.

L’île de Vancouver abrite une des plus anciennes forêts de ce type, ou en tout cas, ce qu’il en reste. Cette forêt ancienne canadienne fût un trésor de la biodiversité du pays, mais son exploitation continue à ce jour. Le gouvernement canadien réclame qu’on ne peut pas comparer la déforestation sur cette île à la déforestation des forêts tropicales, car les autorités veillent à replanter les arbres. Le problème est évident, la forêt pousse lentement. Les jeunes arbres n’offrent pas les mêmes conditions de vie pour les nombreuses espèces qui ont évolué pour vivre dans un habitat créé par des vieux arbres géants. On peut considérer le bois comme une ressource renouvelable, mais sur une échelle temporaire beaucoup plus importante. Si nous permettons aux arbres de pousser pendant des siècles avant que nous de commencer à récolter du bois , l’industrie ne sera pas très lucrative.

C’est le cas avec la vaste majorité des anciennes forêts, elles valent beaucoup plus que les ressources que nous pouvons en extraire. La forêt de l’île de Vancouver a la capacité de stocker d’énormes quantités de carbone, jusqu’à 1000 tonnes par hectare. Ce chiffre dépasse la capacité de stockage de la plupart des forêts tropicales humides. Dans le cadre du stockage de carbone, la replantation s’avère encore une fois peu efficace. La forêt prendra des siècles avant qu’elle puisse attendre la capacité de stockage de carbone d’une forêt similaire qui est intacte.

Compte tenu de l’importance et de la rareté des forêts tempérées humides, il est difficile d’imaginer qu’un pays aussi riche que le Canada continue à les exploiter. L’organisation environnementale Sierra Club a déclaré que 30% des forêts anciennes de l’île de Vancouver ont été exploitées entre 1990 et 2015, d’après sa propre analyse cartographique. Ce rythme de destruction dépasse même le rythme de la déforestation des forêts tropicales, qui a tourné aux environs de 10 % pour la même période.

“Évidemment, nous vivons dans une partie du monde où nous ne sommes pas confrontés aux défis économiques comme de nombreux pays en voie de développement, il ne devrait donc y avoir aucune question sur ce qu’il faut faire”, a déclaré Jens Wieting, un expert de Sierra Club, devant le Times Colonist.

Le gouvernement locale justifie l’exploitation des forêts avec la création d’emploi, une excuse que nous entendons sans cesse dans le contexte de pratiquement n’importe quelle crise environnementale. Tous les gouvernements essaient de nous faire croire que la dégradation des écosystèmes est nécessaire pour nos économies, mais nous avons de plus en plus de preuves du contraire. Même si nous mettons de côté la valeur de la biodiversité qui est inestimable, la destruction des écosystèmes déstabilise le climat global, ce qui n’est pas une bonne chose pour l’économie locale ou mondiale. Nous devons tenir compte du coût environnemental quand nous faisons nos budgets, sinon nous continueront à créer une énorme dette envers la nature qui sera payée dans les années à venir.

Sources : straight timescolonist aljazeera

Les vaches ont remplacé les mammifères sauvages

Une nouvelle étude a calculé le poids de la biomasse  sur Terre en gigatonnes de carbone, et a analysé sa composition. Les chercheurs se sont basés sur une grande variété d’études pour arriver à leurs conclusions poignantes.

Commençons avec les proportions. Les humains représentent seulement 0.01 % de la biomasse de la planète,  82 % de la biomasse est composée de plantes, et 13% de bactéries. Les animaux, les champignons et les virus constituent 5% de la biomasse. A premier abord, on pourrait croire que les humains sont légers comme de la poussière à l’échelle de la vie sur Terre, mais l’étude a dévoilé tout à fait le contraire, nous avons un poids gigantesque sur l’écosystème.

Notre espèce a commencé à modifier la composition de la biomasse depuis la nuit des temps. L’extermination de la grande mégafaune a déjà diminué considérablement le poids des mammifères terrestres sauvages.  La biomasse des mammifères marins s’est rétrécie de cinq fois à cause de la chasse commerciale des baleines, le poids total des poissons a diminué d’environ 15%. Mais ce sont vraiment les révolutions agricoles et industrielles qui ont généré une vague de destruction sans précédent.

La domestication du bétail a provoqué un changement profond dans les proportions de la biomasse des mammifères. Aujourd’hui, les mammifères sauvages représentent seulement 4% de la biomasse. La Terre est dominée par le poids des animaux domestiques qui comptent 60% du poids des mammifères. Les humains représentent 36% de la biomasse des mammifères.

“C’est vraiment frappant, notre place disproportionnée sur Terre”, a déclaré chercheur principal de Weizmann Institute of Science in Israel, Ron Milo, devant le Guardian. «Quand je fais un puzzle avec mes filles, il y a généralement un éléphant à côté d’une girafe à côté d’un rhinocéros, mais si je voulais leur donner une vision plus réaliste du monde, ce serait une vache à côté d’une vache à côté d’une vache et puis à côté d’un poulet. ”

Ces chiffres nous offrent une perspective qui est difficile à avaler. Même si j’étais conscient que nous avons tué une très grande partie des animaux sauvages, je n’imaginais pas que la situation était si sévère, je ne pensais pas que le classe des mammifères était complètement dominé par les vaches. Selon l’étude les humains ont déjà causé l’extinction de 83% des mammifères sauvages et environ la moitié de toutes les plantes.  La majorité de la biomasse des plantes est conservée dans le bois des arbres, la déforestation intensive explique donc comment nous avons réussi à en détruire la moitié.

“J’ai été choqué de constater qu’il n’y avait pas déjà une estimation complète et holistique de toutes les différentes composantes de la biomasse”, a déclaré l’auteur principal Ron Milo. Milo a dit qu’il mange maintenant moins de viande en raison de l’impact environnemental massif du bétail sur la planète.

Sources : pnas.org  ecowatch   mnn

La vache Penka sera exécutée car elle a traversé la frontière de l’UE

La vache appelée Penka a échappé à sa ferme bulgare et a traversé la frontière avec la Serbie. Les autorités bulgares ont déclaré que la vache doit être exécutée en raison de la législation européenne qui régit le trafic d’animaux qui viennent en dehors de l’Union européenne.

Selon le propriétaire de la vache elle a été chassée par des loups ce qui l’a poussé à quitter son troupeau près du village de Kopilovtsi. Elle a miraculeusement traversé la frontière sur le point de contrôle sans que personne ne l’arrête. Deux semaines plus tard la vache a été rendue à son propriétaire, mais les autorités vétérinaires bulgares ont statué que la vache doit être abattue en raison de la législation de l’UE qui est très stricte à ce sujet. Elle manque les papiers nécessaires. Les règles européens exigent que les animaux qui rentrent dans l’UE soient accompagnés d’une certification faite par des vétérinaires agréés. Des vétérinaires serbes ont examiné l’animal et ont stipulé qu’elle est en parfaite santé, mais apparemment leur déclaration n’est pas suffisante pour sauver la vie de Penka.

L’histoire de cette vache vient de faire le tour des médias bulgares, on en a même parlé à la télévision nationale. Comme vous pouvez l’imaginez l’absurdité de son parcours et de son destin ont suscité l’indignation de la part du public. Un animal en parfaite santé sera exécuté sans une raison sensée. Le fait que la vache ait un nom provoque une réaction encore plus émotionnelle chez les gens. En plus, Penka est enceinte et elle va bientôt mettre au monde un veau.

Je comprends la réaction du public, elle est tout à fait naturelle. L’injustice et l’absurdité de cette situation sautent aux yeux. Des exemples pareils nous montrent que la grande majorité des gens ont de la compassion pour les animaux et comprennent qu’ils ne sont pas de simples objets qui manquent de valeur morale. C’est clair qui si cette vache est exécutée, sa mort serait en vain.  C’est dommage que la grande majorité des gens n’arrivent pas à voir l’absurdité dans l’abattage des animaux qui ne portent pas de prénoms. Leurs histoires ne passent pas à la télé, pourtant leur mort est tout aussi atroce et j’ose dire, tout aussi inutile. Car oui, leur chair sera destinée à l’alimentation, mais est-ce qu’on peut dire que nous en avons vraiment besoin ? Est-ce que nos papilles gustatives sont plus importantes que la vie des animaux doués de sensations et d’émotions ?

Ce n’est pas encore sûr que Penka sera exécutée, suite à la réaction du public une investigation a été lancée. J’espère que sa vie et la vie de son veau seront épargnés. Et j’espère surtout qu’avec le temps l’humanité retrouvera sa compassion et décidera de sauver la vie des milliards d’animaux d’élevage qui sont tués sans bonne raisons chaque année.

Les forêts du Mozambique partent illégalement vers la Chine

La déforestation illégale au Mozambique est une crise phénoménale dont on n’entend pratiquement rien. L’exploitation forestière illégale est soutenue par la demande de la Chine qui a un appétit insatiable pour le bois exotique que le pays exporte.

Selon l’organisation de recherche environnementale IIED, 90% des exportations de bois du Mozambique en 2013 étaient destinées pour la Chine. Le bois est extrait d’une manière illégale, ce qui nuit non seulement à la nature du pays mais également aux recettes de l’État, privant les citoyens de millions de dollars chaque année. Le ministre de la terre, de l’environnement et du développement rural du Mozambique, Celso Correia a débuté son travail l’année dernière dans ce nouveau département du gouvernement. Il reconnaît que son pays est très touché par la corruption ce qui rend les efforts de conservation particulièrement difficiles. ”Nous sommes en train de nettoyer la maison”, a dit Celso Correia.

L’ambition du ministre est de développer un marché du bois durable et légal. De plus il considère que le Mozambique ne devrait pas se contenter d’exporter des troncs d’arbres, il veut développer une industrie autour de la transformation du bois. Ceci créera plus d’emplois et plus de recettes pour le pays.

Le cocktail de la pauvreté, la corruption et la demande chinoise est totalement toxique pour la nature. La déforestation risque de déboiser le pays totalement, et la communauté internationale ne fait rien pour empêcher ce désastre. L’instabilité économie pousse facilement les gens vers des activités illégales. Les arbres qu’ils coupent leur procurent un bon revenu comparé aux faibles standards du pays, mais une fois que le bois arrive en Chine il est vendu pour des centaines de fois plus.

Évidement, les acheteurs chinois ne veulent pas assumer leur part de responsabilité dans ce commerce macabre Ils vont sur les marchés où des villageois apportent du bois de qualité et ne posent pas de questions sur son origine. Je vous recommande de lire l’article (en anglais) de mg.co.za qui rentre dans les détails de la corruption du pays et qui décrit comment les chinois parviennent à obtenir ces énormes quantités de bois récolté illégalement.

Sources : theguardian   mg.co.za

 

Les nouvelles fermes porcines en Chine comptent sept étages…

L’entreprise agricole privée Guangxi Yangxiang Co Ltd gère deux installations d’élevage de cochons qui s’élèvent à sept étages. La compagnie est en train d’en construire quatre autres, dont une de 13 étages. Elle sera le plus haut bâtiment de ce genre dans le monde entier.

Depuis plusieurs décennies la Chine est en train de changer son régime alimentaire. Avec le développement de la classe moyenne et l’occidentalisation de leur culture, les chinois commencent à consommer de plus en plus de viande, notamment la viande de porc. Le gouvernement chinois a déclaré qu’ils investiront dans la promotion de l’alimentation végétale, mais pour l’instant la tendance est à l’inverse.

Les compagnies chinoises ont décidé de répondre à l’augmentation de la demande par l’industrialisation totale du secteur. Ces nouveaux bâtiments seront la maison des plus grands troupeaux de porcs dans le monde. L’industrie cherche toujours à réduire les coûts financiers, mais comme d’habitude, cela se traduit par un coût caché pour les animaux, les humains et l’environnement.

“Il y a de grands avantages à un immeuble de grande hauteur”, a déclaré Xu Jiajing, directeur de la ferme de montagne de Yangxiang. “Cela économise de l’énergie et des ressources. La superficie n’est pas énorme mais on peut élever beaucoup de cochons. ”

Yangxiang abritera 30 000 truies sur son site de 11 hectares d’ici la fin de l’année, produisant jusqu’à 840 000 porcelets par an. Une grande ferme industrielle chinoise plus typique aurait 8 000 truies sur environ 13 hectares. Les problèmes qui peuvent surgir dans ces nouvelles usines sont nombreux.

Des fermes porcines de deux ou trois étages ont été essayées en Europe, mais la plupart ont été abandonnés à cause des difficultés de gestion. La Chine a déjà un problème avec la propagation de maladies dans ses fermes, la taille de ces nouveaux bâtiments rendra la gestion encore plus compliquée. Même si la compagnie essaie de rassurer les médias en parlant de leurs adaptations technologiques, c’est clair que le risque de propagation rampante de maladies sera très élevé. Nous pouvons imaginer qu’une telle usine nécessitera l’utilisation de grandes quantités d’antibiotiques, ce qui est déjà le cas dans la majorité des élevages industriels.

Ne parlons pas du bien-être des animaux, c’est évident que ces usines ne sont pas faites pour réduire les souffrances des animaux ou pour améliorer leurs conditions de vie. On peut se poser également des questions sur la qualité de vies des travailleurs qui seront enfermés dans ces bâtiments gigantesques remplis d’animaux, durant leurs longues heures de travail.

Une usine de traitement des déchets est encore en construction sur le site. Elle sera chargée de traiter l’énorme quantité de fumier qui sera générée par ces innombrables animaux. La solution envisagée n’est pas très idéale, après le traitement le liquide sera pulvérisé sur la forêt qui entoure le site, alors que les restes solides seront vendu en tant qu’engrais.  C’est difficile à imaginer comment cette manière de traitement des déchets sera compatible avec les ambitions du gouvernement d’augmenter la popularité touristique de cette forêt…

Vous pouvez visionner cette vidéo pour voir l’échelle de ces nouvelles fermes monstrueuses. Dans le contexte du changement climatique le monde entier devrait réduire sa consommation de viande et le gouvernement chinois a déjà reconnu cette réalité à plusieurs reprises.

China farming

Horrible news…China's apetite for meat is growing, and they are taking factory farming to a new level…

Публикувахте от Veganizing в Вторник, 15 май 2018 г.

Source : reuters

Les braconniers kényans seront condamnés à mort

Le ministère du tourisme et de la faune sauvage du Kenya a fait une annonce surprenante. Les braconniers de la faune sauvage pourront être condamnés à mort par la justice kényane. Le ministre Najib Balala a déclaré que la nouvelle mesure serait rapidement transposée dans la loi. La position du ministère est que les lois contre le braconnage sont insuffisants.

Le braconnage constitue toujours un problème très réel qui rend les efforts de conservation beaucoup plus difficiles. Selon l’organisation Save the Rhino, les pertes sont si élevées, qu’elles annulent le taux de croissance de la population totale. L’organisation a souligné que les taux de braconnages restent élevés dans de nombreux pays africains. L’année dernière, 69 éléphants – sur une population de 34 000 – et neuf rhinocéros – sur une population de moins de 1 000 – ont été tués, selon cet article de independent.

Quand on pense à l’ampleur et la gravité  du problème du braconnage la décision du gouvernement peut nous sembler justifiée. Les Kényans veulent sans doute voir la fin du braconnage, et beaucoup de personnes sympathisent avec les efforts du gouvernement à éliminer cette pratique. Le Kenya abrite une grande variété d’espèces dans  ses réserves et  parcs: des lions, des rhinocéros noirs, des hippopotames, des girafes, etc. Même si nous sommes conscients de la gravité du crime, est-ce qu’on peut justifier la peine de mort dans le cas du braconnage d’une manière éthique ou pratique?

Du point de vue éthique le Kenya violerait les droits de l’homme, l’ONU est opposé à la peine de mort. D’ailleurs même si la peine de mort figure toujours dans le code pénal du pays, elle n’a pas été pratiquée depuis près de 30 ans. Les présidents ont diminué les peines de mort en peines d’emprisonnement à perpétuité et certaines Cours kényanes ont déclaré que les peines de mort sont inconstitutionnelles.

Du point de vue pragmatique, il n’est pas probable que la peine de mort sera une mesure efficace qui diminuera les taux de braconnage. Les gens qui pratiquent le braconnage sont déjà prêts à mourir. Le Kenya a une politique de tirer sur les braconniers depuis près de 30 ans. Les braconniers savent très bien qu’ils peuvent perdre leurs vies et cela ne les empêche pas à tuer, à piéger et à empoisonner des animaux. C’est clair que ces personnes le font car elles n’ont pas d’opportunités économiques, et il ne faut pas croire qu’ils vont devenir riches en le faisant. Je doute que beaucoup de gens prendraient ce genre de risques s’ils avaient la possibilité d’avoir une certaine stabilité dans leurs vies. Quand les gens n’ont plus rien à perdre, ils sont prêts à miser leurs vies.

La seule solution réelle est d’investir dans les communautés locales rurales, qui sont souvent très pauvres. Ces communautés sont composées de gens qui n’ont pas du tout envie de voir leur nature détruite. D’ailleurs beaucoup d’études ont montré que les peuples autochtones arrivent à conserver la nature locale mieux que tout le monde. Ce n’est pas seulement la responsabilité du gouvernement kényan à soutenir ces régions, la biodiversité est un héritage du monde entier, tous les pays devraient investir dans ces communautés qui se trouvent sur les fronts de la conservation des espèces.

Sources : independent   mailandguardian

AAAAA…T’CHOUM ! C’est le changement climatique…

Avez-vous l’impression que votre allergie au pollen s’aggrave durant les dernières années? Est-ce que vous avez remarqué que de plus en plus de personnes ont des allergies saisonnières?  Vous n’êtes pas en train d’halluciner, c’est tout à fait le cas, et la cause c’est le changement climatique.

Le nombre de personnes qui éprouvent des symptômes d’allergie : le nez qui coule, les yeux qui pleurent etc.., durant le printemps a augmenté, mais la durée de ces périodes a augmenté aussi, en moyenne, 27 jours de plus. En France, le nombre de personnes allergiques au pollen a presque doublé durant les trente dernières années. Selon l’association Asthme & Allergies, les allergies touchent un Français sur trois.  Ce phénomène n’est pas restreint à l’Europe, selon l’OMS, la moitié de la population mondiale sera affectée par au moins une maladie allergique en 2050. Le réchauffement climatique et la pollution de l’air sont parmi les causes principales de cette hausse des allergies.

Des hivers plus chauds et plus humides sont parmi les principales raisons qui stimulent la production du pollen. Ceci crée une augmentation des niveaux de pollen dans l’air pendant une plus longue période.

“Certaines recherches ont suggéré que la tendance du réchauffement que nous observons dans notre environnement fait que les saisons polliniques commencent un peu plus tôt, et s’étendent un peu plus longtemps”, a déclaré le Dr Stanley Fineman, ancien président du College of Allergy, Asthme and Immunology aux États-Unis. “En conséquence, les patients souffrent parce qu’ils sont exposés au pollen pendant de longues périodes.”

Une autre raison qui s’ajoute au réchauffement est la pollution atmosphérique. Elle provoque du stress pour les plantes ce qui les pousse à produire d’avantage de pollen. Il a été montré que la quantité d’allergènes présents dans le pollen augmente en même temps avec les niveaux de mercure.

Quand on pense au changement climatique, on imagine toujours que ses effets seront ressentis par les générations futures, alors qu’en réalité nous sommes déjà très affectés.

La tempête de pollen des arbres a été capturée par  Eric Henderson, un homme du New Jersey dans une vidéo  publiée sur Facebook qui a été visionnée plus de 6 millions de fois :

When my husband said the pollen’s bad, I probably should’ve taken his word for it. Crazy!

Публикувахте от Jennifer Henderson в Понеделник, 7 май 2018 г.

Sources : nbcnews elitedaily   europe1

 

 

 

Un pays a recommencé de produire des CFC, la couche d’ozone en souffre

L’interdiction de la production des produits chimiques connus sous le nom de CFC (chlorofluorocarbures) a été l’un des plus importants succès en terme de législation internationale sur la protection de l’environnement. Les scientifiques ont compris que les CFC sont en train d’ouvrir d’énormes trous dans la couche d’ozone qui est un bouclier essentiel protégeant la vie sur Terre de la radiation nocive du Soleil.  Depuis la signature du Protocole de Montréal la production de CFC à chuté à zéro et nous avons observé le rétablissement progressif de la couche d’ozone. Une nouvelle étude publiée le 16 mai a montré une nouvelle augmentation des émissions du produit chimique, ce qui a choqué la communauté scientifique. Le coupable demeure inconnu et en liberté.

“Nous avons été choqués, sans aucun doute “, a dit Stephen Montzka, un scientifique de la National Oceanic and Atmospheric Administration et auteur principal de la nouvelle étude. “Nous ne pouvons pas comprendre comment les émissions augmenteraient alors que la production est à zéro depuis si longtemps.”

Les scientifiques ont considéré plusieurs causes possibles, notamment le fait que la fonte des glaces peut libérer des gaz dans l’atmosphère qui y restent piégés. Ceci est très improbable car le gaz détecté est précisément le CFC-11, normalement, la glace piégerait également d’autres variations de l’élément chimique. Une autre possibilité c’est qu’une compagnie ou un pays ait gardé son stock de CFC-11 et l’utilise maintenant pour diminuer ces dépenses, mais cette possibilité est également très improbable car on parle de 13 millions kilogrammes de CFC-11 ce qui représenterait un stock gigantesque. La seule explication logique est d’assumer qu’un pays a décidé de nier ses engagements du Protocole de Montréal et s’est remis à produire du CFC-11. Et même cette option reste assez bizarre, car il existe beaucoup d’alternatives aux CFC-11 qui le remplacent dans pratiquement toutes ses applications.

La couche d’ozone continue à se régénérer malgré ces nouvelles émissions, mais son rythme de rétablissement est beaucoup plus lent. Malheureusement, il ne sera pas très évident de trouver la source de cette production de CFC-11.

Sources : popsci  livescience

 

 

Voici pourquoi les chiliens croient au changement climatique

Le Chili est un des pays qui a été le plus touché par le changement climatique et la situation ne cesse d’empirer.

Le climat, contrairement à la météo est très facilement prévisible, car il ne change que très lentement. Un endroit qui est généralement sec durant l’été, restera probablement sec pendant l’été. Le climat chilien ne suis plus son rythme naturel et tout le monde s’en aperçoit. En 2015, le pays a connu un climat extrêmement chaotique, la région désertique d’Atacama qui est un des endroits les plus secs du monde, a été frappée par des pluies torrentielles qui ont causé des inondations. De nombreux habitants ont perdu leurs maisons.

Entre temps, les régions humides du pays qui abritent des forêts luxuriantes ont été touchées par des périodes de sécheresse qui ont provoqué des incendies. L’instabilité climatique perturbe la faune et la flore d’un des endroits les plus bio-diverses au monde.

“Nous assistons à une catastrophe environnementale massive”, a déclaré Luis Mariano Rendon, directeur du groupe environnemental Accion Ecologica, devant l’agence de presse de l’AFP.

Des arbres qui mettent des centaines d’années à maturer ont été perdus. Les arbres d’une variété locale du pin sont considérés comme faisant partie du patrimoine naturel unique du Chili. La sécheresse a également eu un impact sur l’économie locale qui dépend de la période humide.

La position géographique du Chili est assez particulière, le pays s’étale sur 4200 kilomètres, mais même à son endroit le plus épais il ne fait que 350 km. Ceci expose le pays à une variété de climats océaniques très différents, qui sont tous soumis à la volatilité atmosphérique. Le pays se trouve dans une situation horrible qui illustre parfaitement les mécanismes du changement climatique, notamment le fait qu’il rend les éventements météorologiques extrêmes beaucoup plus fréquents. Peut-être ces régions peuvent voir des anomalies climatiques de telle ampleur quelques fois par siècle ou une fois tous les quelques siècles, mais pour les chiliens le climat extrême est en train de devenir la nouvelle norme. En janvier les pires incendies de forêt de l’histoire du Chili ont déchiré le pays, ravageant plus de 2 300 milles carrés. La sécheresse persiste..

“Il n’y a personne qui n’a pas été affecté par le changement climatique, directement ou indirectement, ici au Chili “, dit Matias Asun, directeur de Greenpeace Chili.

Le ministre de l’Environnement du Chili, Marcelo Mena, a déclaré qu’on observe déjà des anomalies de 2 degrés Celsius dans certaines parties du Chili, et dit qu’il n’y a pas de place pour le déni du changement climatique.

Le Chili développe rapidement son secteur écologique. Les énergies renouvelables produiront au moins 80% de son énergie d’ici 2050. Malheureusement, le changement climatique est un problème qui ne peut pas être résolu par un seul pays. Nous voyons partout dans le monde que les nations qui sont les plus affectées par le changement climatique ne nient pas son existence et prennent des mesures urgentes pour le stopper. Mais ils ne peuvent pas réussir seuls, car tous les pays du monde contribuent au problème. Souvent les pays qui contribuent d’une manière très disproportionnée ne veulent pas agir efficacement pour diminuer leurs émissions ou pour compenser les pays qui en souffrent. Nous pouvons résoudre le problème du changement climatique seulement si nous agissons tous ensemble et d’une manière urgente.

Sources: npr   climatenewsnetwork

 

Ne faites pas comme moi, faites comme bon vous semble

La crise environnementale est un des défi les plus complexes que l’humanité a rencontré. Nous ne pouvons pas forcement nous mettre d’accord sur les solutions et nous ne pouvons pas adopter ces solutions à la même vitesse. Nous sommes tous des individus qui ont des vies et des personnalités très différentes ce qui fait que nous allons réagir de manières différentes face à ces problèmes. L’essentiel c’est de reconnaître l’existence de ces problèmes.

Prenons l’exemple de la production de viande qui est liée directement à la déforestation. En voyant ce problème j’ai appliqué la solution qui me semblait la plus efficace : j’ai fini par éliminer totalement les produits animaux de mon alimentation. Beaucoup de personnes ne se sentent pas capables de faire ce pas, mais cela ne veut pas dire que ces personnes ne peuvent pas faire énormément de progrès dans la même direction. Si une personne mange de la viande à tous les repas, comme beaucoup de gens le font, une réduction drastique de sa consommation pourrait diminuer son empreinte écologique d’une manière significative. Imaginons que cette personne remplace la viande par des légumineuses pendant 5 jours de la semaine, elle aurait diminué sa consommation par une proportion considérable. Peut-être une autre personne verrait ce changement comme étant beaucoup trop difficile, mais si elle reconnaît quand même l’existence du problème elle peut décider de commencer par un plat un végétal par semaine. Forcement, l’impact d’un tel changement ne sera pas colossal, mais c’est un début important.  L’essentiel c’est de ne pas se satisfaire avec le progrès qu’on a fait mais d’essayer toujours de nous améliorer.

La transportation est un autre exemple pertinent. Je n’ai pas de voiture et j’ai la chance de ne pas en avoir besoin. Tout le monde ne se trouve pas dans ma situation, mais tout le monde peut reconnaître le problème et peut adopter des solutions qui conviennent à leurs modes de vies. Certains vont décider d’acheter une voiture électrique, ce qui leur permettra de diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre. D’autres personnes vont se rendre compte qu’ils n’ont pas besoin de rouler en voiture tout le temps et choisiront d’utiliser les transports en commun ou de partir en vélo dans certains contextes.

Pareil avec les panneaux solaires, pour l’instant je ne peux pas implémenter cette mesure mais ça ne veut pas dire que je ne peux pas trouver d’autres moyens de réduire mon empreinte écologique. Je peux améliorer l’efficacité énergétique de mon habitation, je peux promouvoir  l’énergie renouvelable, je peux faire pression à mon gouvernement etc.  Chaque individu connaît le mieux sa vie et se trouve dans la meilleure position pour choisir les meilleures optimisations écologiques. L’essentiel c’est de nous mettre d’accord sur les faits, d’identifier les sources des problèmes, de discuter sur les solutions et de les appliquer à un rythme qui convient à nos personnalités et à nos moyens.  Mais sachons que le temps presse et nous devons agir rapidement et efficacement pour atténuer les dégâts de la crise environnementale qui est en cours.