Nous pouvons mettre fin à la déforestation, voici comment

La psychologie derrière la destruction de l’environnement

La psychologie a beaucoup plus à voir avec la protection de l’environnement que ce que nous pourrions penser.

Le déni au niveau individuel

En psychologie le déni est un mécanisme de défense, qui cherche à protéger l’individu des réalités désagréables. Des pensées, des impulsions, des événements troublants sont gardés loin de l’esprit conscient afin d’éviter l’anxiété qui est associée à eux. Notre cerveau décide de nier certaines informations qui nous rappellent un traumatisme important et qui sont liées à des problèmes qui peuvent sembler insolubles ou dont la solution implique des changements importants. Ce mécanisme peut être très utile, mais quand nous tombons dans un déni pathologique nous nous écartons de la réalité en ignorant les vraies sources de nos problèmes ainsi que leurs solutions.

Notre cerveau a évolué pour faire face aux problèmes tangibles et plus ou moins immédiats. Les problèmes environnementaux que nos comportements créent sur la Terre sont bien au-delà de la capacité de n’importe quel être humain de les comprendre complètement, et encore moins, de les résoudre par ses propres moyens. La peur, l’angoisse et le déni sont des réactions compréhensibles face à la gravité de la situation. Nous sommes en train de causer l’extinction globale d’innombrables d’espèces, et de mettre en péril l’avenir de notre propre espèce. En tant qu’individus, nous devons accepter la vérité, aussi douloureuse qu’elle puisse être, et admettre devant nous-mêmes que nous avons un rôle direct dans ce processus destructif. Personne ne décide consciemment de faire partie active dans l’exploitation et la destruction de la planète. La plupart de nos mauvais comportements ne représentent pas notre volonté de faire du mal, mais sont le plus souvent le produit d‘une immaturité culturelle, qui nous a été transmise depuis notre enfance. Nous ne pouvons plus nous permettre de continuer à nier l’existence de ces problèmes, et nous ne pouvons plus continuer à croire que nous n’avons pas la force pour les résoudre. Quand nous acceptons la gravité des problèmes et les limites de notre capacité à les corriger, nous allons nous retrouver sur le chemin de l’action et de la guérison. Au lieu du déni qui nous bloque, nous devons créer un espace dans nos pensées et nos actes où nous pouvons réfléchir et agir quotidiennement dans une direction d’amélioration personnelle et d’évolution culturelle.

Le déni de nos institutions

Le déni est souvent étudié et discuté au niveau de l’individu, mais ce type de mécanisme de défense semble fonctionner d’une manière assez similaire au niveau de la société. Les institutions sur lesquelles notre société mondiale est basée ne parviennent pas à reconnaître l’existence de nos problèmes ou bien proposent des solutions inadéquates ou insuffisantes. Au niveau des institutions internationales comme l’ONU, au moins nous retrouvons un consensus autour de l’existence des faits : La destruction de l’environnement et les changements climatiques sont réels et quelque chose doit être fait. Des traités internationaux sont souvent signés, mais à l’échelle de la politique intérieure la situation reste très différente. Dans tous les “pays développés” nous avons encore de très grands partis politiques qui nient complètement le lien entre l’activité humaine et la dégradation des écosystèmes. Bien sûr, ce n’est pas très difficile pour eux de trouver un public de personnes qui ont peur du changement et seront bien heureux d’effacer l’inconfort de leur responsabilité personnelle. L’autre type de grands partis politiques ont une autre stratégie de déni – ils reconnaissent l’existence de la plupart des problèmes, mais ne parviennent pas à proposer de réelles solutions. Ils ignorent les vraies sources des problèmes et proposent des solutions tout à fait insuffisantes. Ainsi, les électeurs sont laissés avec le faux choix entre le déni absolu et un déni partiel qui est aussi dysfonctionnel et inefficace.

Nous devons admettre que notre système politique ainsi que nos institutions gouvernementales sont sous l’influence de personnes qui ont un intérêt direct dans le maintien du status quo. Ces institutions sont complètement dépassées et ne parviennent pas à agir face à la réalité qu’ils créent. Cela se passe principalement parce que tous ces systèmes sont basés sur différents types d’idéologies. Le déni germe sur les idéologies, car tout ce qui ne rentre pas dans le paradigme proposé par l’idéologie doit être réfutée afin de maintenir la validité de l’idéologie. Voilà pourquoi par exemple les sociétés capitalistes ont un gros problème à reconnaître l’existence de nos problèmes environnementaux. Le capitalisme considère la Terre comme une ressource infinie à exploiter ou un produit à vendre, alors que la réalité est que la Terre est un organisme vivant dont nous sommes une partie intégrante.

C’est seulement quand nous arrivons à admettre la précarité de notre situation, que nous allons nous permettre de chercher et mettre en œuvre de vraies solutions. Cela fonctionne pour de nombreux aspects de notre vie personnelle, mais aussi pour notre prise de conscience environnementale. Mettre fin au déni de nos institutions est aussi un objectif que chacun d‘entre nous devrait prendre au sérieux. Nos institutions démocratiques sont faussées, mais ceci est juste une raison de plus pour s’en servir.

L’Union Européenne considère les barrages comme une source d’énergie durable…

Les classifications sont importantes. Et dans le cas des barrages, leur rôle est essentiel.

L’UE, tout comme le reste du monde, considère l’électricité produite par les barrages comme une source d’énergie durable. En fait, il s’agit de la première source d’énergie durable de l’UE. Et même si l’énergie générée par les barrages est techniquement renouvelable, il est difficile de juger si elle est réellement durable. Les barrages posent une série de défis environnementaux liés à la perte de biodiversité, aux gaz à effet de serre ainsi qu’à l’érosion des côtes et des lits des rivières. Vous trouverez plus d’informations sur ces sujets à la fin de cet article.

Le bloc de l’UE vise à atteindre son objectif de 27% d’énergie durable d’ici 2030 et les barrages joueront un rôle important. L’expansion des barrages dans les États membres de l’UE continue, mais la situation est encore pire dans les pays qui cherchent à rejoindre l’Union. Afin d’atteindre leurs objectifs de développement durable, nécessaires pour leurs applications dans l’UE, les pays des Balkans vont installer une quantité massive de nouveaux barrages. Environ 3000 nouvelles installations vont endommager les zones protégées et les parcs naturels, ainsi que certaines des dernières rivières intactes de l’Europe. Le fait que l’UE considère toujours l’hydroélectricité comme une source d’énergie durable dicte directement les politiques à l’intérieur et à l’extérieur de ses frontières.

En parlant de classifications, la taille des barrages joue un autre rôle important. Généralement, les barrages à petite échelle n’exigent pas d’évaluation des conséquences environnementales qu’ils provoquent. C’est un très gros problème, étant donné que la grande majorité des nouveaux barrages qui seront construits dans les Balkans seront sous le seuil de 10 mégawatts par heure. Cela signifie que les gouvernements ne vont pas évaluer correctement la pression environnementale que ces projets vont exercer sur la nature sauvage. Les effets négatifs de plusieurs barrages à petite échelle construits le long d’une rivière s’ajoutent et dégradent considérablement l’habitat. Ils est absolument essentiel d’évaluer correctement les impacts environnementaux des grands et des petits barrages avant de donner le feu vert à leur construction.

De nouvelles recherches ont découvert des mécanismes déclenchés par la construction de barrages qui dégradent la santé des écosystèmes. Auparavant, ces mécanismes étaient mal compris ou sous-estimés. Les passages de poissons construits à côté des barrages s’avèrent être une méthode insuffisante pour préserver les populations de beaucoup d’espèces de poissons indigènes. Les émissions de gaz à effet de serre générées par la matière organique en décomposition dépassent nos estimations précédentes. Nous devons tenir compte de tous ces facteurs, nos lois et nos politiques devraient être fondées sur notre compréhension scientifique. Les différents barrages ont des impacts différents et chacun d’eux doit être mesuré au cas par cas. L’hydroélectricité restera certainement une source majeure de l’électricité de l’UE, mais nous ne devrions pas nous mentir que toute cette énergie est générée d’une manière durable.

Le Cœur bleu de l’Europe (The Blue Heart of Europe) est une campagne d’information lancée par la société Patagonia qui met l’accent sur le futur des dernières rivières sauvages de l’Europe, qui abritent des écosystèmes uniques et vitaux. Ils ont produit un film documentaire qui sensibilise aux différents impacts environnementaux des barrages et appelle également à l’action. Découvrez plus d’informations sur le film en suivant ce lien, vous pouvez signer la pétition ici. Pour en savoir plus sur l’impact des barrages sur l’environnement suivez les liens ci-dessous:

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3000 barrages vont être construits dans les Balkans

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L’Union Européenne considère les barrages comme une source d’énergie durable…

 

 

3000 barrages vont être construits dans les Balkans

L’hydroélectricité est une source d’énergie qui a généralement acquis une bonne réputation durant le siècle dernier. Le public la voit comme une source verte, d’énergie renouvelable et les gouvernements à travers le monde soutiennent cette idée. C’est également le cas en Europe où les barrages ajoutent une proportion significative à la production d’énergie renouvelable de l’UE. En fait, l’hydroélectricité est la première source d’électricité renouvelable en Europe. Malheureusement, il n’y a pas de repas gratuit dans le secteur de l’énergie, toute énergie a un coût, et le coût écologique des barrages est souvent ignoré, ou du moins n’est pas évalué correctement. Selon une nouvelle analyse, les constructions hydroélectriques ont explosé de 300% dans les Balkans occidentaux ces deux dernières années, et ce n’est que le début.

A travers les Balkans près de 3000 nouveaux projets de construction sont prévus. Une grande partie de ces nouveaux barrages se trouvent dans des zones protégées et des parcs naturels. Leur construction peut déjà être très perturbatrice pour l’environnement, mais les effets de leur fonctionnement sont encore pires. Les effets du blocage ou du ralentissement des cours d’eau ont une série d’effets négatifs sur l’environnement: l’érosion des littoraux et des rivières, la perte de biodiversité, les émissions directes de carbone et la dégradation des sols. Vous trouverez plus d’informations sur chacun de ces problèmes dans les publications liées à la fin de cet article.

La nouvelle vague de construction de barrages dans les Balkans est caractérisée par la petite taille de la plupart des nouveaux projets. En fait, seulement 9% des nouveaux barrages seront des projets à grande échelle impliquant l’inondation des rivières pour former des lacs, 91% des barrages prévus dans les Balkans auront une capacité inférieure à 10 mégawatts par heure, selon le Save the Projet Blue Heart of Europe. À première vue, cela ressemble à une bonnes nouvelle, mais il y a un fait peu connu sur les petits barrages…

En dessous de ce niveau de production d’énergie, il n’est pas nécessaire de fournir une évaluation d’impact environnemental. Et même si les effets d’un seul barrage à petite capacité peuvent être faibles, l’effet combiné des barrages construits le long des cours d’eau peut être très perturbant pour la rivière et pour les espèces qu’y habitent. Sans une évaluation écologique appropriée, il est difficile d’avoir une idée de l’ampleur des conséquences que ces projets peuvent avoir. Les environnementalistes affirment que cela sera la fin pour de nombreuses espèces de poissons et d’insectes.

Le ‘Cœur bleu de l’Europe’ est un nouveau film documentaire de sensibilisation qui essaie d’informer le public sur la gravité des problèmes liés à la construction de barrages. Le film et la campagne sont organisés par la société Patagonia, l’objectif est d’informer le public sur les menaces causées par les barrages et d’empêcher une catastrophe écologique dans certains des endroits les plus sauvages de l’Europe. Vous pouvez en apprendre plus sur la campagne Blue Heart of Europe ici.

Dites à nos gouvernements que nous ne considérons pas les barrages comme l’énergie renouvelable du futur en signant cette pétition. Si vous n’êtes pas convaincu des risques environnementaux et sociaux posés par la construction de barrages, consultez nos autres articles sur le sujet:

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Les barrages détruisent-ils les populations de saumon sauvage?

Les barrages affectent l’environnement et la biodiversité de différentes façons, mais je trouve que le sort du saumon illustre l’essence de ce qui ne va pas avec ce genre d’installations. 

Les barrages peuvent affecter les poissons dans les rivières de plusieurs manières différentes. La plus évidente est que ces immenses installations créent une barrière au milieu de leur habitat. Les poissons qui migrent le long du cours d’eau comme le saumon auront du mal à terminer leur voyage. Les barrages sont équipés de passages de poissons, ce qui permet un certain niveau de migration, mais l’environnement naturel est néanmoins détruit. L’accumulation de grandes quantités d’eau dans le barrage est inhabituelle pour leur habitat. L’eau du barrage est profonde et donc beaucoup plus froide. C’est un problème pour les poissons qui n’ont pas évolué pour survivre dans de telles conditions. Le barrage libère de l’eau froide avec des niveaux d’oxygène inférieurs en aval, ce qui, bien sûr, est désastreux pour l’équilibre écologique. Les barrages menacent le saumon en Europe et aux États-Unis.

Le Danube est une artère majeure qui coule à travers l’Europe centrale et le sud-est de l’Europe avant d’atteindre la Mer Noire. Le saumon qui est commun dans ses eaux est appelé Saumon de Danube ou Saumon d’eau douce, une espèce très grande et très menacée. Un poisson adulte peut atteindre 30 à 50-70 kilos selon les rapports de la fin du 19ème siècle. Un article de la Deutsche Welle cite une étude selon laquelle la rivière a perdu deux tiers des populations  de saumon. Le saumon aux États-Unis rencontre un destin très similaire. Une étude de Scientific American a noté que le nombre de saumons sauvages dans le bassin du fleuve Columbia, dans le nord-ouest du Pacifique, a baissé de 85% depuis la construction des grands barrages, il y a un demi-siècle.

Les humains ont développé l’incroyable pouvoir de contrôler de puissantes rivières. Nous créons des canaux que nous utilisons pour la navigation, nous réduisons le risque d’inondation et nous divisons la rivière avec des barrages. Les barrages produisent de l’électricité et ont clairement une certaine valeur, mais nous devons reconnaître le fait que des écosystèmes sains ont aussi une valeur très réelle. Comprendre et évaluer tous les effets négatifs qu’un certain barrage aura avoir sur l’environnement et sur les personnes qui vivent dans les zones environnantes est absolument nécessaire. Les barrages de très petite taille ont généralement un examen minutieux en raison de la façon dont les règlements sont conçus. L’effet combiné de nombreux petits barrages sur une rivière peut devenir très dommageable. Malheureusement, une construction massive de barrages est en cours dans les Balkans, la plupart des 3000 barrages qui seront construits sont des petits projets.

Le Cœur bleu de l’Europe (The Blue Heart of Europe) est une campagne d’information lancée par la société Patagonia qui met l’accent sur le futur des dernières rivières sauvages de l’Europe, qui abritent des écosystèmes uniques et vitaux. Ils ont produit un film documentaire qui sensibilise aux différents impacts environnementaux des barrages et appelle également à l’action. Découvrez plus d’informations sur le film en suivant ce lien, vous pouvez signer la pétition ici. Les barrages affectent l’environnement de différentes façons, vous pouvez en découvrir quelques-uns dans les articles suivants:

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Les barrages relâchent plus de méthane dans l’atmosphère que ce que nous pensions

Les barrages ont toujours été considérés comme une alternative écologique qui nous permet de réduire notre dépendance aux combustibles fossiles. C’est vrai que les barrages sont une source d’énergie renouvelable, mais cela ne signifie pas qu’ils n’ont pas d’impact sur le changement climatique. Et comme c’est souvent le cas dans le cadre des recherches sur le changement climatique, leur impact a été sous-estimé par des évaluations antérieures. Des nouvelles études ont révélé qu’ils génèrent plus d’émissions de méthane que prévu.

“Nous estimons que les barrages émettent environ 25% plus de méthane par unité de surface que ce qui avait été estimé auparavant”, a déclaré Bridget Deemer, de la School of Environment de la Washington State University à Vancouver, auteur principal de l’étude.

N’oublions pas que le méthane est un gaz à effet de serre puissant qui affecte le climat très rapidement. Notre production croissante de méthane contribue grandement au changement climatique que nous subissons actuellement.

“L’évaluation la plus récente du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat indique que le méthane a un impact sur le réchauffement 72 fois plus élevé que le dioxyde de carbone mesuré sur 20 ans et 25 fois plus élevé sur 100 ans. En utilisant ces estimations du «potentiel de réchauffement planétaire» (PRP) du GIEC, les émissions de méthane d’un an,  ont un impact sur le réchauffement climatique sur 100 ans équivalent à 2,6 milliards de tonnes de dioxyde de carbone. (En vertu du Protocole de Kyoto, les pays estiment leur impact total sur le réchauffement en utilisant les PRP sur 100 ans). Sur 20 ans, l’impact des émissions annuelles de méthane des grands barrages sur le réchauffement équivaut à 7,5 milliards de tonnes de dioxyde de carbone »- Source: internationalrivers.org

Mais comment un barrage peut-il produire des gaz à effet de serre s’il n’y a ni de vaches qui pètent ni de la matière organique qui soit brûlée? Du matériel organique comme les arbres et l’herbe est transporté par la rivière et déposé au fond du réservoir où les bactéries le décomposent et libèrent ainsi du méthane. Le gaz est transporté à la surface sous forme de bulles et libéré dans l’atmosphère.

Beaucoup de ces émissions à base de bulles n’ont pas été prises en compte dans les études et les évaluations précédentes. La nouvelle étude prend en compte l’analyse fournie par plus de 250 barrages et conclut que les barrages émettent plus de méthane que les lacs naturels et les zones humides.

Selon l’étude, l’altitude du barrage peut jouer un grand rôle sur la quantité de méthane qu’il produit. Les algues qui prolifèrent dans les barrages en aval peuvent recevoir plus de nutriments, tels que l’azote ou le phosphate, et donc peuvent produire plus de méthane. La recherche fournit des informations précieuses sur la construction future de barrages plus efficaces, qui généreraient moins de gaz à effet de serre. Mais construire plus de barrages en altitude n’est pas forcément une bonne solution non plus. Lorsque les barrages sont positionnés plus haut sur le cours d’une rivière, ils finissent par en affecter une plus grande partie. Il est également important de noter que les barrages qui sont construits dans les latitudes tropicales peuvent avoir beaucoup plus d’émissions. ” Les grands réservoirs hydroélectriques situés dans les tropiques peuvent avoir un impact plus important sur le réchauffement de la planète par kilowattheure généré que les combustibles fossiles, y compris le charbon. Philip Fearnside, de l’institut de recherche du gouvernement brésilien INPA, estime qu’en 1990, l’impact du réchauffement des barrages hydroélectriques en Amazonie était égal à celui de 3 à 54 centrales produisant la même quantité d’énergie. » Source: internationalrivers.org

L’Europe compte 23 000 barrages, dont plus de 2 000 sont de grandes structures hydroélectriques actives. Dans les Balkans, près de 2 700 nouveaux barrages sont prévus – principalement de petite et moyenne taille. Les organisations environnementales contestent l’idée que les petits barrages sont plus conviviaux que les grands. “Les conséquences environnementales sont les mêmes, quelle que soit leur taille, et les petits barrages ne produisent pas beaucoup d’électricité”, explique Cornelia Wieser, de l’organisation autrichienne Riverwatch. “Les 21 000 petits barrages représentent 91% du total, mais ils ne génèrent que 13% de toute l’énergie hydraulique.” – Source: technologist.eu

Les émissions de gaz à effet de serre générées par les barrages ne sont que l’un des nombreux impacts négatifs de l’entrave de l’écoulement des rivières sur l’environnement. Je ne veux pas dire que la technologie ne devrait pas avoir sa place dans l’avenir de notre production d’énergie, mais nous devrions être conscients de ses divers effets négatifs et peut-être reconsidérer son statut d’énergie verte.

Le Cœur bleu de l’Europe (The Blue Heart of Europe) est une campagne d’information lancée par la société Patagonia qui met l’accent sur le futur des dernières rivières sauvages de l’Europe, qui abritent des écosystèmes uniques et vitaux. Ils ont produit un film documentaire qui sensibilise aux différents impacts environnementaux des barrages et appelle également à l’action. Découvrez plus d’informations sur le film en suivant ce lien, vous pouvez signer la pétition ici.  Vous pouvez en savoir plus sur les différentes façons dont les barrages impactent l’environnement dans les articles suivants:

3000 barrages vont être construits dans les Balkans

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Comment les barrages sont en train de manger les côtes

L’Union Européenne considère les barrages comme une source d’énergie durable

Les barrages sont en train de manger les côtes

Nous considérons toujours les barrages comme des sources d’énergie renouvelable et des alternatives vertes à l’énergie fossile. C’est vrai que les barrages utilisent une source d’énergie qui est renouvelable, mais cela ne signifie pas qu’ils ne contribuent pas au changement climatique. De plus, comme nous allons voir dans cet article, l’énergie n’est pas tout à fait renouvelable. Le côté ‘vert’ de cette technologie  est encore plus douteux, les barrages ont un impact négatif sur l’environnement qui se manifeste par une série de conséquences négatives sur la biodiversité, la structure des rivières et sur la fertilité des sols. Dans cet article, nous allons nous concentrer sur l’une des conséquences les moins connues, l’érosion côtière.

Quand nous pensons à l’érosion des plages, nous imaginons des machines géantes qui récoltent le sable de la côte, mais les barrages ont également un impact direct sur la dégradation des écosystèmes côtiers. Les réservoirs retiennent la matière en suspension, principalement le sable et les sédiments qui s’y déversent. Cela peut réduire considérablement la quantité de sable et sédiments qui atteint le reste de la rivière et finalement la mer. Lorsque les rivières ne sont plus capables de reconstituer le sable, nous observons l’érosion progressive de la côte. L’érosion côtière est déjà un problème majeur dans de nombreuses parties du monde, et les barrages ne font qu’empirer la situation.

Le delta du grand fleuve Nil est sous la pression des multiples barrages à grande échelle qui exploitent sa puissance.

“Nous perdons en une seule année, la quantité de terre qui se formait dans le delta en 10 ans “, a déclaré Ahmed Abdel Wahab Khafaga, un scientifique du gouvernement qui tente de s’attaquer au problème. (LAtimes)

Le delta du Nil est menacé tant par la montée de la mer que par l’accélération de l’érosion. Les lagunes côtières qui constituent une défense naturelle contre l’avancée de la mer n’arrivent plus à tenir. L’élévation du niveau de la mer menace 15% des terres agricoles égyptiennes et la survie de 8 millions de personnes. L’eau de mer salée détruit la fertilité du sol dans le panier à pain de l’Égypte. Les effets des installations hydroélectriques géantes telles que le haut barrage d’Assouan, le barrage de Merowe, le barrage de Jebel Aulia sont ressentis par les millions de personnes qui dépendent de la rivière pour leur survie.

“Chaque année, 100 millions de tonnes de terre s’érodent des terres de Wollo et de Tigre, et s’écoulent vers le nord comme les inondations du Nil Bleu.  Le limon élève le niveau du delta du Nil d’environ un millimètre chaque année, il fertilise le sol  et agit contre l’érosion naturelle causé par la mer, en tout cas avant la construction de l’énorme barrage Aswan Dam. … Le barrage piège 98% du limon. Sans le limon fertile, l’Égypte utilise déjà plus d’engrais par hectare que n’importe quelle autre nation.”- encyclopedia.uia.org

Les sédiments qui sont capturés par les barrages n’affectent pas seulement la structure de la rivière et la fertilité du sol, ils sapent le but pour lequel les barrages ont été construits :

«La proportion de la charge totale de sédiments d’une rivière capturée par un barrage approche 100% pour de nombreux projets, particulièrement ceux qui ont de grands réservoirs. Chaque réservoir perd progressivement son stockage à cause de la sédimentation. La vitesse à laquelle cela se produit varie considérablement: malgré plus de six décennies de recherche, la sédimentation reste probablement le problème technique le plus sérieux auquel l’industrie des barrages est confrontée.” – internationalrivers.org

Ce problème n’est pas isolé en Afrique, les barrages sont construits sur presque toutes les grandes rivières du monde et très souvent leur impact environnemental et et leur fonctionnement à long terme sont mal évalués.

Le Cœur bleu de l’Europe (The Blue Heart of Europe) est une campagne d’information lancée par la société Patagonia qui met l’accent sur le futur des dernières rivières sauvages de l’Europe, qui abritent des écosystèmes uniques et vitaux. Ils ont produit un film documentaire qui sensibilise aux différents impacts environnementaux des barrages et appelle également à l’action. Découvrez plus d’informations sur le film en suivant ce lien, vous pouvez signer la pétition ici. L’érosion côtière n’est que l’un des nombreux problèmes environnementaux causés par les barrages. Vous trouverez toute une série d’articles sur veganews.eu sur le sujet :

Les barrages relâchent plus de méthane dans l’atmosphère que ce que nous pensions

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Les barrages détruisent-ils les populations de saumon sauvage?

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La cause de l’effondrement tragique des vieux baobabs d’Afrique australe

Une nouvelle étude a révélé que les plus anciens arbres de l’Afrique sont sévèrement menacés. Durant la dernière décennie parmi les 13 plus vieux baobabs, 3 sont complètement morts et 5 autres sont sur le point de mourir, ils ont déjà perdu leurs plus vieilles tiges.

“La mort de la majorité des plus anciens et des plus grands baobabs africains au cours des 12 dernières années est un événement d’une ampleur sans précédent”, ont déclaré les auteurs de l’étude. “Ces décès n’ont pas été causés par une épidémie, et il y a également eu une augmentation rapide de la mort, apparemment naturelle; de nombreux autres baobabs matures.”

“Un tel déclin catastrophique est très inattendu” , explique Adrian Patrut de l’Université Babes-Bolyai en Roumanie, qui a catalogué les décès. “C’est un sentiment étrange, parce que ce sont des arbres qui peuvent vivre pendant 2000 ans ou plus, et nous voyons qu’ils meurent les uns après les autres pendant notre vie, c’est statistiquement très improbable.”

Les scientifiques se rendent compte que ces morts sont inhabituelles et essaient de comprendre les mécanismes qui ont déclencher le déclin de ces vieux géants.  Le changement climatique est considéré comme un coupable très probable. Les arbres ont probablement souffert à cause de l’augmentation de la température et la prolongation de la sécheresse. Le changement climatique renforce également l’intensité de la période pluviale. Toute la région de l’Afrique du Sud se réchauffe plus vite que la moyenne de la planète. Les arbres les plus vieux sont aussi les plus vulnérables à la sécheresse. La survie à long terme des baobabs est mise en péril par cette instabilité climatique.

D’autres facteurs, tels qu’une interférence humaine directe avec des arbres individuels contribuent également à leur déclin.Ces arbres sont important non seulement à cause de leur rôle dans les écosystèmes locales. Ils ont également une signification culturelle profonde pour de nombreuses communautés qui vivent à leurs cotés depuis des milliers d’années.

Il est évidement difficile d’établir avec certitude le lien entre le changement climatique et la mort des baobabs. Ce que nous savons avec certitude c’est que les températures globales ont déjà changé à une vitesse très inhabituelle pour le climat de notre planète. Les écosystèmes peuvent s’adapter au changement naturel du climat qui s’étale sur des milliers d’années, par contre ils ont du mal à s’adapter à des changements brusques. Quand ces changements se sont produits dans la préhistoire de notre planète, ils ont toujours été suivis par des extinctions de masse.

Sources : npr  usatoday 

Un orang-outan essaie de défendre sa forêt contre une pelleteuse

Un orang-outan a été vu défendre un arbre dans une vidéo publiée par International Animal Rescue. Il semble que l’animal essayait d’attaquer le bulldozer qui détruisait son habitat. Les images ont été prises dans l a province de Kalimantan en Indonésie.

Malgré les promesses du gouvernement indonésien, plus de 1000 orangs-outans sauvages de cette région sont menacés par des opérations illégales. Greenpeace à déclaré qu’il y a au moins six sites d’exploitation forestière illégale à Sungai Putri. La forêt de 57 000 hectares, teste la capacité du gouvernement de mettre en vigueur les moratoires imposé sur l’exploitation des vastes forêts indonésiennes.

“C’est un grand embarras pour le gouvernement indonésien, qui a toujours promis de protéger Sungai Putri. Il y a plus d’un an, le gouvernement a ordonné à MPK d’arrêter de détruire la forêt et les tourbières, mais ses excavatrices sont toujours en place et maintenant les tronçonneuses finissent le travail. Le gouvernement ne peut pas laisser passer cela – il doit respecter la loi et assurer la protection totale et permanente de cette belle et importante forêt », a déclaré Ratri Kusumohartono, militante forestière de Greenpeace Indonésie.

Le rapport de Greenpeace souligne l’importance centrale de la forêt Sungai Putri dans le cadre de la protection des orangs-outans de Bornéo. Kusumohartono a également déclaré: “Sungai Putri est l’un des derniers refuges des orangs-outans et la survie de l’espèce repose sur la création de refuges pour la faune et la protection des habitats existants. Il est temps que le gouvernement indonésien assure la pleine protection de Sungai Putri, de son environnement et de sa faune. ”

Et voici la vidéo écœurante pour ceux qui souhaitent la voir :

Le mois passé Greenpeace a publié une vidéo capturée à l’aide d’un drone qui montre l’échelle de la destruction de la forêt tropicale dans l’est du pays. Vous trouverez la vidéo et plus d’informations sur la question dans ce lien. Une grande partie de la déforestation indonésienne est causée par la demande mondiale d’huile de palme. Nos choix alimentaires affectent les forêts tropicales, si nous changeons nos habitudes nous aurons un impact sur la production.

Chacun peut protéger la forêt : voici 10 actions quotidiennes

 

Source : International Animal Rescue

 

L’aliment qui va nourrir le monde

La famine et la malnutrition affectent toujours une très grande partie de la population mondiale. De nombreux scientifiques craignent que ces problèmes seront exacerbés par les effets du changement climatique. Les populations qui sont déjà parmi les plus vulnérables sont très souvent celles qui sont les plus touchées par l’instabilité climatique. La population mondiale continuera à croître, tandis que la superficie des terres cultivables disponibles va baisser. L’humanité devra trouver des manières efficaces pour se nourrir. Nous devons produire plus de nourriture en essayant de réduire notre empreinte écologique au maximum possible. Nous ne pouvons pas compter uniquement sur les terres cachées dans les forêts. Si nous continuons à détruire les forêts à rythme actuel nous allons empirer d’avantage les conséquences du changement climatique qui perturbe déjà la production agricole. Est-ce qu’il y a un aliment qui a les qualités nécessaires pour secourir les populations les plus touchées par la sécheresse et la famine qui la suit?

Nous savons déjà que les légumineuses sont en train de nourrir le monde, même si la vaste majorité de la production mondiale est destinée à l’élevage d’animaux. Mais la question, que les journalistes de DW se sont posés dans un excellent documentaire, est de savoir quelle plante légumineuse est la plus capable de nourrir l’humanité. Leur réponse, c’est les lentilles.

Tout d’abord, il faut savoir que la plante des lentilles est très résiliente et pousse le mieux dans des conditions très sèches. Elle demande très peu de ressources, mais arrive à condenser une grande quantité de protéines et de fer dans ses graines. Les lentilles excédent la quantité de fer des autres légumineuses, ce qui les rend idéales pour notre santé. Le documentaire de DW montre comment des différentes cultures subsistent sur une alimentation axée sur les lentilles. Je vous recommande de voir le documentaire (disponible en anglais sur Youtube), il souligne une série de problèmes qui menacent la culture des lentilles et présente des diverses solutions possibles.

L’introduction de la plante dans l’agriculture de régions qui deviennent plus arides pourraient sauver la vie de millions de personnes et leur permettra de continuer à garder leurs habitions. Mais les lentilles sont menacés dans les régions où elles sont cultivées pendant des siècles. Des chercheurs travaillent pour améliorer la performance de la plante également dans des conditions plus humides. Car oui, pendant que certains endroits manquent de pluie durant des années, d’autres endroits qui cultivaient traditionnellement des lentilles voient un climat inhabituellement humide.

La popularité des lentilles est en train d’augmenter en Occident. De plus en plus de personnes diminuent ou éliminent leur consommation de viande et voient les lentilles et les légumineuses en général, comme remplacement idéal. Cette tendance est directement liée à la problématique du réchauffement climatique, la consommation de produits animaux cause des effets de serre et contribue considérablement à la déforestation.

Si je pense à l’alimentation du futur, j’ai envie de voir une grande efficacité. D’un côté il est important de produire et de faire circuler la nourriture afin de nourrir le maximum de personnes avec une alimentation adéquate et d’un autre côté il est crucial de produire cette nourriture avec le moindre impact sur l’écologie.  La nourriture végétale sera sûrement un élément clé de l’alimentation du futur, mais elle ne sera pas le seul. La production de nourriture avec l’aide des techniques de permaculture jouera également un rôle très important. La permaculture nous donnera la possibilité de créer des écosystèmes qui produisent des quantités de nourriture croissantes, et qui abritent une riche biodiversité et stockent du carbone en même temps.